Essai Volkswagen Tayron diesel : notre avis au volant du SUV sept places
Succédant au Tiguan Allspace, le nouveau Volkswagen Tayron devient un modèle à part entière dans la gamme. Nous avons pu essayer le SUV sept places familial dans sa version diesel, qui fait de la résistance.
Cela faisait déjà quelques années que le Volkswagen Tiguan Allspace était présent dans la gamme. Et pour cause, le SUV familial avait été lancé en 2017, et il prenait alors la forme d’un Tiguan allongé de quelques centimètres. Le but ? Faire rentrer jusqu’à sept personnes à son bord, et ainsi rivaliser avec les Peugeot 5008 et autre Nissan X-Trail, sans oublier le Renault Espace. Mais après huit ans de carrière, il était temps pour lui de se renouveler enfin. Contrairement à ses concurrents, qui ont eu le droit à un restylage, voire à une nouvelle génération, le grand Tiguan a tout simplement disparu. Et pour cause, il a en fait été remplacé par un modèle inédit, bien à part dans la gamme.
Il s’agit du Volkswagen Tayron, qui avait été dévoilé pour la première fois lors du dernier Mondial de l’auto de Paris, au mois d’octobre 2024. Celui-ci prend un nouveau nom, mais pas seulement. Et pour cause, il s’offre également un look un peu différent, afin de se distinguer du Tiguan classique. Intercalé entre celui-ci et le Touarer, ce nouvel arrivant dans la gamme grossit un peu et surtout, se décline en un large choix de motorisations. Outre de l’essence et des alternatives hybrides rechargeables, le grand SUV pense aux gros rouleurs et continue d’être décliné en diesel. Une très bonne nouvelle pour tous ceux qui apprécient encore cette motorisation, qui devient de plus en plus rare sur le marché. De plus, ce nouveau venu, dont le nom est repris d’un modèle déjà vendu en Chine fait le plein d’aides à la conduite.
Bref, sur le papier, ce cousin du Skoda Kodiaq a de nombreux atouts à faire valoir. Mais sur la route, qu’est ce que ça donne ? Pour le savoir, nous avons eu la chance de pouvoir faire partie des premiers journalistes à en prendre le volant. Et nous avons jeté notre dévolu sur la version TDI, qui devrait sans aucun doute rencontrer un franc succès auprès des clients. Découvrez notre avis détaillé ci dessous !
Essai Volkswagen Tayron diesel : la vidéo complète
Essai Volkswagen Tayron diesel : de légères évolutions esthétiques
Si vous jeter un œil au nouveau Volkswagen Tayron, vous aurez peut être un peu de mal à déceler les différences avec l’actuelle génération du Tiguan. Et pour cause, si le grand SUV sept places devient un modèle à part entière, il conserve tout de même un lien de filiation très fort avec son petit frère. Néanmoins, il s’offre quelques petits détails qui permettent aux plus observateurs de faire la différence. Si la calandre béante est la même, le capot différe tout d’abord légèrement. Ce dernier n’a pas tout à fait le même dessin, et il est un peu plus plat. Juste en dessous, nous retrouvons des optiques spécifiques à LED, qui adoptent la technologie Matrix en option selon la finition choisie. Elles sont reliées entre elles par une bande lumineuse. De profil, le véhicule est très imposant, alors qu’il mesure 4,79 mètres de long, soit 6 millimètres de plus que l’ancien Tiguan Allspace.
La ligne de toit est très droite, et ce afin de maximiser l’habitabilité à bord du SUV. Cela lui donne un style particulièrement massif et imposant, accentué par les ailes sculptées. Le style est complété par des jantes de 17 à 19 pouces selon la finition, tandis que la voiture mesure 1,67 mètre de haut. Ce qui correspond à deux millimètres supplémentaires par rapport à Tiguan Allspace désormais disparu. La partie arrière nous rappelle un peu l’avant, mais également celle du Tiguan classique. Nous retrouvons deux feux très similaires, qui font partie d’une large bande noire. Celle-ci intègre un logo rétro-éclairé, une première pour le constructeur en Europe. Comme pour le reste de la gamme, de nombreux éléments de style changent selon la finition, tandis que le montant arrière se pare d’une « crosse de hockey » chromée qui longe le vitrage latéral.
Essai Volkswagen Tayron diesel : un intérieur haut de gamme et spacieux
Si l’extérieur du nouveau Volkswagen Tayron est très proche de celui du Tiguan, malgré qu’ils ne partagent que très peu de pièces, c’est la même chose pour le poste de conduite. Notre modèle d’essai reprend sans surprise la planche de bord et la présentation globale de son petit frère. Nous retrouvons donc un habitacle soigné et assez cossu, avec des inserts qui diffèrent là encore selon la finition. Les matériaux sont de bonne facture et la qualité perçue est très bonne, de même que les finitions globales. Comme toujours chez la marque allemande, le dessin de la planche de bord est très horizontal, tandis que le poste de conduite est assez austère. On apprécie en revanche le confort des sièges électriques, qui sont également chauffants, massants et ventilés en option. Et plus globalement, le poste de conduite est très accueillant, avec un espace généreux.
C’est la même chose à l’arrière, où l’habitabilité est également excellente. Et cela notamment grâce à l’empattement de 2,79 mètres, identique à celui du Tiguan Allspace. L’espace aux jambes est très bon, de même que celui à la tête, grâce à la garde au toit élevée. Le nouveau Volkswagen Tayron peut embarquer jusqu’à sept personnes à son bord, mais uniquement dans ses versions essence et diesel. Les variantes hybrides rechargeables doivent quant à elle se contenter de cinq places, en raison de l’espace occupé par la batterie. Cependant, il faut noter que les deux sièges supplémentaires seront surtout là pour dépanner, car l’accès n’est pas simple et l’espace est réduit. Le volume de coffre est quant à lui compris entre 345 et 2 090 litres lorsque la banquette est rabattue. Le SUV reprend l’écran tactile d’une diagonale maximale 15 pouces, dont on apprécie la réactivité. Il est associé à un grand combiné d’instrumentation numérique.
Essai Volkswagen Tayron diesel : un SUV idéal pour les longs voyages
Contrairement à de nombreux constructeurs qui ont tout simplement banni le diesel de leur catalogue, Volkswagen a choisi de le conserver. Ainsi, la gamme du nouveau Tayron est particulièrement bien étoffée, offrant un large choix aux clients. Nous avons de notre côté jeté notre dévolu sur la version équipée du quatre cylindres 2,0 litres TDI de 150 chevaux, mais d’autres alternatives sont également disponibles. Ainsi, il est aussi possible d’opter pour une variante eTSI micro-hybride de 150 chevaux également, ou pour deux déclinaisons hybrides rechargeables. Ces dernières sont les mêmes que sur le Cupra Terramar, entre autres, et délivrent une puissance maximale de 204 et 272 chevaux, au choix. Mais revenons à notre Tayron diesel, qui affiche un couple généreux de 360 Nm, et qui est surtout conçu pour les longs trajets en famille.
Il ne faut donc pas vous attendre à une version dynamique, alors que le 0 à 100 km/h est réalisé en 9,7 secondes, pour une vitesse maximale de 207 km/h. Rien de sportif, mais on apprécie en revanche la grande souplesse du moteur, qui offre une conduite très agréable. De plus, l’insonorisation est plutôt bonne, ce qui améliore encore plus le confort global. A vrai dire, c’est même le maître mot de ce SUV, qui est parfaitement adapté aux très longs voyages. Il s’offre en effet un amortissement piloté dont la fermeté varie selon le mode de conduite choisi. A noter cependant que les modes neige et tout-terrain ne sont pas disponibles sur la version deux roues motrices, tandis que la variante 4X4 n’est pas vendue en France.
De ce fait, il est possible de profiter d’une souplesse optimale en mode confort, ce qui a cependant pour effet de rendre la voiture plus pataude et d’accroître la prise de roulis. En mode sport, celle-ci est mieux maîtrisée, au détriment en revanche de la consommation. Il faut savoir que le Tayron n’est pas proposé en boîte manuelle, mais seulement avec la transmission DSG7 à double embrayage. Si celle-ci est un peu lente en conduite sportive, elle est en revanche très adaptée à ce modèle, qui s’appréciera plus à un rythme plus doux. Cependant, sur autoroute, le SUV est tout à fait à sa place, surtout qu’il profite en plus d’une belle dotation technologique. La conduite semi-autonome de niveau 2 est notamment livrée de série dès la finition Elegance. Enfin, la consommation reste raisonnable, puisqu’elle tourne autour des 6,0 l/100 km, ce qui est très appréciable pour un véhicule qui pèse tout de même pas moins de 1 825 kilos.
Essai Volkswagen Tayron diesel : pour résumer
Le Volkswagen Tayron remplace habilement le Tiguan Allspace et possède de nombreux atouts à faire valoir face à la concurrence. Parmi eux, sa motorisation diesel, qui se fait aujourd’hui de plus en plus rare dans le paysage automobile. Cette alternative particulièrement confortable et sobre devrait à coup sûr séduire les automobilistes, et notamment les gros rouleurs. Très spacieux, ce nouvel arrivant dans le catalogue possède en plus un poste de conduite pratique et moderne. Bref, il a tout bon, même s’il n’est évidemment pas donné, avec un prix de départ à partir de 55 200 € pour la version TDI.
Essai Volkswagen Tayron diesel : notre avis
Design extérieur
Présentation intérieure
Technologie
Agrément de conduite
Rapport qualité / prix
Le nouveau Volkswagen Tayron est un SUV très polyvalent et confortable, offrant de belles prestations dans l'ensemble.
Essai Volkswagen Tayron diesel : fiche technique
- Moteur : quatre cylindres 1 968 cm³, diesel, injection directe, turbo
- Transmission : boîte automatique à double embrayage DSG7, traction
- Puissance : 150 ch
- Couple : 360 Nm
- Dimensions : 4,79 x 1,85 x 1,67 mètres
- Poids : 1 825 kg
- 0 à 100 km/h : 9,7 secondes
- Vitesse maximale : 207 km/h
- Volume de coffre : de 345 à 2 090 litres
- Émissions de CO2 / malus : 144 g/km / 2 049 €
- Consommation en cycle mixte : 5,5 l/100 km
- Prix : à partir de 55 200 €










