Essai Nissan Leaf : changement radical pour le crossover électrique
25 ans après ses débuts, la Nissan Leaf s’offre une 3ème génération qui opère une véritable révolution. De compacte, elle se transforme en crossover électrique, et fait évoluer sa motorisation.
Souvenez-vous, c’était en 2010. Cette année-là, Nissan lève le voile sur sa 2ème voiture électrique après la très confidentielle Hypermini. Il s’agit de la Leaf, qui débarquait sur un marché encore jeune. Et pour cause, il faudra attendre encore quelques années avant de voir arriver la Tesla Model S, qui faisait aussi partie des pionnières dans le domaine. Elue Voiture de l’Année 2011, la compacte électrique a rapidement connu un grand succès. A tel point qu’elle fut même l’auto zéro-émission la plus vendue dans le monde, jusqu’en décembre 2019, avant d’être détrônée par la Tesla Model 3.
Au total, ce ne sont pas moins de 700 000 exemplaires de la Leaf qui ont été écoulés dans le monde depuis ses débuts. Un succès indéniable pour la compacte, qui doit désormais faire face à une concurrence grandissante. Mais elle n’a pas dit son dernier mot, bien au contraire. C’est ainsi que le constructeur japonais a levé le voile sur la 3ème génération de sa star électrique, un peu plus tôt dans l’année. Une nouvelle version qui n’a plus rien à voir du tout avec les précédentes, et que nous avions pu découvrir en avant-première. De compacte, elle devient un crossover, et vient épauler la nouvelle génération de la Micra.
Elle fait alors partie de l’offensive de la firme pour les prochaines années, qui sera complétée par le Juke en 2027. Mais alors, que donne cette nouvelle Nissan Leaf sur la route ? Pour le savoir, nous avons pu en prendre le volant sur les routes de Copenhague, afin de découvrir ses qualités, et ses petits défauts. Découvrez notre prise en mains détaillée ci dessous !
Essai Nissan Leaf 2025 : un style totalement réinventé
Lorsque l’on découvre cette Nissan Leaf pour la toute première fois, on a du mal à savoir qu’il s’agit de la nouvelle génération. Et pour cause, elle n’a tout simplement plus rien à voir du tout avec les deux précédentes moutures, qui prenaient la forme de compactes. Aujourd’hui, la voiture se transforme en SUV, et fait évoluer son design en profondeur. Les lignes se modernisent également grandement, tout en optimisant le Cx (coefficient de traînée), affiché à 0,25 contre 0,28 auparavant. En parallèle, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’auto devient plus compacte. Annoncée par le concept Chill-Out de 2021, elle mesure désormais 4,35 mètres de long, contre 4,49 pour l’ancienne version. La partie arrière change aussi radicalement, et rend hommage à la Datsun 240 Z avec son bandeau noir.
On note que les feux holographiques rendent quant à eux un subtil hommage au nom de la marque. Et pour cause, ils sont formés de deux rectangles horizontaux et trois verticaux. Or, ces chiffres se disent respectivement Ni et San en japonais. Un petit clin d’œil qui rappelle les origines du constructeur. Ce dernier a tenu à faire fortement évoluer le poste de conduite de la Leaf, qui se modernise là encore. Nous retrouvons donc une grande dalle numérique composée d’un combiné d’instrumentation de 14,3 pouces et d’un écran tactile de même taille. Ce dernier s’offre des graphismes inédits et est agréable à prendre en mains, même s’il demande un petit temps d’adaptation. On apprécie que Nissan ait conservé des raccourcis pour la climatisation sous forme de touches à retour haptique.
Mais là où la nouvelle Nissan Leaf s’illustre surtout, c’est par son espace intérieur généreux. Le crossover électrique affiche un empattement de 2,69 mètres, en baisse de seulement 1 centimètres par rapport à la précédente mouture. Une différence imperceptible, mais les plus grands gabarits pourraient en revanche pâtir du plancher un peu haut. On apprécie en revanche l’absence de tunnel de transmission, qui rend la place centrale acceptable. Le volume de coffre est quant à lui en hausse de deux litres pour atteindre les 437 litres. Dommage, la voiture est dépourvue de frunk à l’avant. Les finitions sont quant à elles correctes tandis que les matériaux sont de bonne facture. Et le choix des couleurs est très sympa également.
Essai Nissan Leaf 2025 : un caractère très plaisant
Cette nouvelle génération de la Nissan Leaf hérite de la plateforme CMF-EV de la Renault Mégane E-Tech et de l’Ariya, que nous avions également essayé. Une base technique déjà bien éprouvée, et qui fait une nouvelle fois ses preuves sur le SUV compact japonais. Ce dernier, qui évolue donc assez radicalement par rapport à la précédente génération se décline en deux versions. La première affiche une puissance de 176 chevaux et a le droit à une batterie NMC (nickel – manganèse – cobalt) d’une capacité de 52 kWh. De quoi profiter d’une autonomie d’environ 440 kilomètres selon le cycle WLTP. Nous avons de notre côté pu prendre le volant de la version la plus performante, forte de 217 chevaux. Celle-ci embarque quant à elle un pack de 75 kWh, qui permet de parcourir jusqu’à 620 kilomètres en une seule charge. Un chiffre plus que rassurant, qui rend la nouvelle Nissan Leaf tout à fait adaptée pour les longs trajets.
Surtout qu’elle est également très confortable, tout en bénéficiant d’une excellente insonorisation. Le tout même à une vitesse élevée, sur l’autoroute par exemple. L’amortissement est également très satisfaisant, misant avant tout sur le confort et la souplesse. Même si elle se révèle parfois un peu ferme sur certaines imperfections, sans que ça ne soit très gênant pour autant. Et les jantes de 19 pouces n’y changent rien, tandis que la batterie installée sous le plancher permet d’abaisser le centre de gravité. Ainsi, la prise de roulis reste assez maîtrisée dans les courbes. Sans être sportive, la Nissan Leaf se débrouille très bien et est saine et rassurante. La direction est souple mais relativement informative, tandis que le couple instantané de 355 Nm offre un certain dynamisme.
Bien sûr, et comme sur tous les autres modèles électriques du constructeur, le SUV compact a le droit au freinage régénératif via des palettes ainsi qu’au système e-Pedal. Ce dernier permet pour mémoire d’aller jusqu’à l’arrêt complet sans avoir besoin de toucher au frein. D’ailleurs, le feeling de ce dernier est très naturel, ce qui n’est pas toujours le cas sur les voitures électriques. Plusieurs modes de conduite sont aussi proposés sur cette nouvelle Leaf, qui fait preuve d’une belle polyvalente. De plus, elle est aussi très à l’aise en ville, grâce à son rayon de braquage qui a été revu à la baisse. Ce dernier culmine désormais à seulement 5,30 mètres, soit 10 centimètres de moins qu’auparavant. A noter que la Japonaise a aussi le droit à un planificateur d’itinéraire et à la charge bidirectionnelle V2L.
Essai Nissan Leaf 2025 : notre avis
Design extérieur
Présentation intérieure
Technologie
Agrément de conduite
Rapport qualité / prix
La Nissan Leaf évolue en profondeur et elle le fait bien. Sans révolutionner le segment, elle offre tout ce dont on attend d'une voiture électrique.
Essai Nissan Leaf 2025 : fiche technique
- Puissance : 217 ch
- Couple : 355 Nm
- Dimensions : 4,35 x 1,81 x 1,55
- Poids : 1 937 kg
- 0 à 100 km/h : 7,6 secondes
- Vitesse maximale : 160 km/h
- Capacité de la batterie : 75 kWh
- Autonomie : 604 km WLTP
- Temps de charge : de 20 à 80 % en moins de 30 minutes à 150 kW
- Volume de coffre : 437 l
- Émissions de CO2 : 0 g/km
- Consommation en cycle mixte : 142 Wh/km
- Prix : à partir de 36 000 €









