Essai Volkswagen California : on a passé une nuit dans le van aménagé haut de gamme
Un an après le concept éponyme, Volkswagen lance la version de série de son nouveau California. Celui-ci fait le plein d’astuces pratiques que nous avons voulu essayer en passant une nuit à son bord. Découvrez notre avis.
Depuis la fin de la crise sanitaire et des mesures pour contrer l’épidémie de Covid-19, un vent de liberté s’est mis à souffler sur les automobilistes français. Avides de prendre la clé des champs et de voir autre chose que les quatre murs de leur maison après de longues périodes de confinements, ces derniers se sont alors rués sur les véhicules de loisir. Et les grands gagnants ont été les vans aménagés, qui ont vu leur côte d’amour grimper en flèche, alors que la van life devient de plus en plus tendance, notamment sur les réseaux sociaux. Et si un constructeur est particulièrement lié à ce mode de vie nomade, c’est sans aucun doute Volkswagen. Impossible de ne pas penser au mythique Combi, lancé dans les années 50 et devenu emblématique du mouvement hippie.
Dans les années 1980, la version aménagée est remplacée par le California, basé sur le Transporter. Depuis, bien évidemment, celui-ci a bien changé, alors que les générations se sont succédé. Et en attendant l’arrivée d’une version van de l’ID. Buzz électrique, le constructeur a récemment lancé sur le marché la dernière mouture en date de son véhicule de loisir. Ce dernier avait d’abord été préfiguré par un concept éponyme, dévoilé au cours du mois d’août 2023, à l’occasion du Salon de la Caravane de Düsseldorf. Puis, c’est finalement en mai dernier que le constructeur allemand avait levé le voile sur la version de série, dont les commandes ont ouvert en juin. Et pour la première fois, cette nouvelle génération n’est plus basée sur le Transporter mais sur le Multivan, qui avait été lancé en 2021.
Mais outre cette nouvelle base technique, ce Volkswagen California fait aussi le plein de nouvelles fonctionnalités, afin de rester dans la course sur un marché de plus en plus concurrentiel. Le gabarit est également en nette hausse, ce qui profite évidemment à l’espace à bord et à la praticité. Un point essentiel pour ce véhicule, conçu pour les escapades en pleine nature et qui peut accueillir jusqu’à quatre personnes. Et pour juger comme il se doit ce nouveau van aménagé, quoi de mieux de passer une nuit à son bord ? C’est ce que nous avons fait, et nous vous proposons de découvrir le verdict ci dessous !
Essai Volkswagen California : Un intérieur spacieux et bien pensé
Si le Volkswagen California fait évoluer son style, ce n’est pas pour cela que les clients opteront pour le van aménagé, aussi avons-nous cette fois-ci décidé de ne pas entrer dans les détails à ce sujet. Mais une chose est sûre, celui-ci fait évoluer son gabarit à la hausse avec une longueur en hausse de 27 centimètres pour atteindre les 5,17 mètres. Il prend également 4 centimètres en largeur, pour culminer à 1,94 mètres, rétroviseurs non compris. Heureusement, la hauteur reste sous la barre des deux mètres, même si ça ne se jour à pas grand-chose, puisque le van mesure 1,99 mètre. Mais vous l’avez compris, c’est surtout l’intérieur de ce California qui nous intéresse ici. S’il n’apporte pas de réelle révolution, il évolue cependant en douceur, avec notamment un accès à bord facilité par l’arrivée d’une seconde porte latérale à droite. A noter que la banquette arrière coulissante disparaît au profit de sièges individuels, tandis que la partie cuisine a été raccourcie.
Cette dernière perd quelques rangements, mais elle conserve notamment son réfrigérateur de 37 litres ainsi que sa tablette dépliante pour dîner en extérieur. Nous retrouvons également un petit évier ainsi qu’un plan de travail, tout ce qu’il faut pour cuisiner de manière simple, en somme. Dommage en revanche que l’on passe de deux à une seule plaque de cuisson. Enfin, une grande table prend place au centre du véhicule pour manger en intérieur lorsque la météo le nécessite. A noter également que la kitchenette réduite permet de faire pivoter complètement le siège avant, ce qui améliore le confort global. Pour ce qui est de la partie sommeil, sur laquelle nous reviendrons un peu plus bas, deux matelas sont installés à bord, un à l’arrière et l’autre en hauteur, sur le toit. Le van se dote également de 5 litres d’eau supplémentaires, pour un total de 28 litres, tandis que le réservoir d’eau usée fait 22 litres.
Essai Volkswagen California : une nuit confortable
Le van aménagé est également équipé d’une petite douchette (à l’eau froide), mais nous ne l’avons pas utilisé lors de notre essai, pour des raisons évidentes de température. En revanche, un essai du California n’aurait pas de réel intérêt si l’on ne passait pas une nuit à son bord. C’est donc ce que nous avons pu faire, afin de découvrir plus en détails toutes les prestations offertes par cette nouvelle génération, qui succède au T6.1 lancé en 2019. Et première bonne chose, le passage du mode « jour », à la configuration « nuit » est très facile et se fait en moins de cinq minutes. Il suffit simplement d’abaisser les deux sièges arrière indépendants puis de déplier le matelas, d’une épaisseur de 6 centimètres et qui mesure 1,98 mètre de long sur 1,06 mètre de large sur la version Ocean de notre essai. Ce qui est largement suffisant pour dormir confortablement.
Cependant, il est aussi possible de s’installer à l’étage, sous la tente de toit, sur un matelas de 1,13 mètre de large et 2,08 mètres de long, qui mesure 4 centimètres d’épaisseur mais surtout, qui est installé sur des ressorts. De notre côté, nous avons fait le choix de dormir en bas, pour profiter d’un peu plus de chaleur ainsi que des prises pour charger notre smartphone, qui sont accessibles même en configuration nuit. Ce qui est d’ailleurs le cas de tous les rangements, même ceux de la kitchenette. Cette dernière peut aussi faire office de bureau ou de table de chevet lorsque le lavabo n’est pas utilisé. En fait, chaque centimètre carré est optimisé sur ce California, qui offre tout le confort nécessaire. Celui-ci peut être intégralement piloté grâce au petit écran installé près du lit, qui permet de contrôler le niveau d’eau propre restante, de régler le chauffage stationnaire ou encore de gérer l’éclairage.
Chose d’ailleurs très pratique dans le véhicule, il est possible d’éteindre toutes les lumières en tapant simplement deux fois sur n’importe quelle source lumineuse. Ce qui permet de ne pas avoir à se relever si l’on a oublié une ampoule à l’autre bout du van. Pour ceux qui craignent d’avoir froid, rassurez-vous, le chauffage fonctionne parfaitement et ne nécessite pas de laisser tourner le moteur toute la nuit. En effet, le véhicule possède une autonomie de plus de 60 heures, permettant d’être tout à fait à l’aise pendant plusieurs jours. Si le temps s’y prête, il est possible de déployer le nouvel auvent fourni par Thule, qui s’ouvre sur une 2,60 mètres de longueur et 2,0 mètres de large grâce à une manivelle. Il peut être déplacé d’un côté ou de l’autre du véhicule. Dans le coffre, deux chaises sont également fournies, de même qu’une table pliante parfaitement intégrée et facile à installer.
Essai Volkswagen California : et sur la route, ça donne quoi ?
Alors que l’ID. Buzz en version van aménagé se fait attendre, il n’existe pas encore de véhicule de ce type doté d’une motorisation 100 % électrique au sein de la gamme. Pour l’heure, le California est donc uniquement vendu en diesel, avec le moteur 2,0 litres TDI déjà bien connu du constructeur. Ce dernier affiche une puissance de 150 chevaux pour un couple de 360 Nm. La vitesse maximale est quant à elle limitée à 188 km/h, mais à vrai dire, ce n’est ici pas le point le plus important. Car le véhicule est avant tout conçu pour les longues escapades, et non pas pour afficher un tempérament dynamique. Cependant, le fait qu’il repose sur la plateforme MQB du Multivan profite tout de même au comportement global, et tout particulièrement au confort qui s’améliore très nettement par rapport à la précédente génération.
C’est surtout sur l’autoroute que cela est le plus appréciable, puisque le véhicule profite d’un amortissement parfaitement calibré. De plus, notre modèle d’essai Ocean est livré de série avec la navigation intégrée dans l’écran tactile de 10 pouces, ainsi que le régulateur de vitesse adaptatif. De quoi rendre les longs trajets plus reposants. L’insonorisation a également été travaillée, et les bruits aérodynamiques sont estompés, même à haute vitesse. Le moteur, qui est assez volontaire se fait également très discret même à haut régime. Nous avons également pu nous aventurer sur des routes plus sinueuses lors de notre prise en mains, entre Barcelone et Tarragone. L’occasion de tester le caractère plus dynamique du California, qui se débrouille plutôt bien sur ce type de trajet. Le couple à bas régime du moteur offre de bonnes relances dans les côtes, tandis que le châssis est plutôt sain.
Bien sûr, les quelque 2 393 kilos de notre modèle d’essai se font ressentir, notamment dans les virages, mais cela reste tout de même raisonnable, notamment grâce à la direction légère et assez informative. De plus, malgré son gabarit assez imposant, le van se manœuvre assez facilement et affiche un diamètre de braquage correct. Ainsi, le véhicule peut aussi être conduit, et stationné en ville sans aucun souci, d’autant plus que notre version d’essai est livrée avec une caméra de recul ainsi que l’aide au stationnement avant et arrière. A vrai dire, le seul bémol reste selon nous la boîte de vitesse DSG7, qui pêche un peu lorsque le rythme s’accélère et lors des rétrogradages, où elle manque de réactivité. Il sera alors préférable d’utiliser les palettes si le besoin se fait sentir.
Essai Volkswagen California : pour résumer
Le Volkswagen California évolue significativement par rapport à la précédente génération et devient encore plus pratique. Certes, on regrette que le matelas soit un peu plus étroit qu’auparavant, mais on apprécie en revanche l’arrivée d’une porte coulissante supplémentaire, ainsi que le changement de place du frigo, entre autres. Assez spacieux tout en étant suffisamment compact pour pouvoir rentrer dans les parkings et être manœuvré facilement, le van aménagé possède indéniablement de nombreuses qualités. Mais il va falloir mettre le prix, puisque notre version d’essai coiffant la gamme démarre à partir de 84 000 €. Bonne nouvelle toutefois, le véhicule n’est pas soumis au malus écologique !
Essai Volkswagen California : notre avis
Design extérieur
Présentation intérieure
Technologie
Agrément de conduite
Rapport qualité / prix
Le Volkswagen California est et restera un allié incontournable des voyages en pleine nature, comme il l'a confirmé lors de cette prise en mains concluante !
Essai Volkswagen California : fiche technique
- Moteur : quatre cylindres, 1 968 cm³, diesel, common-rail à injection directe
- Transmission : boîte automatique à double embrayage DSG7
- Puissance : 150 ch
- Couple : 360 Nm
- Dimensions : 5,17 x 1,94 x 1,99 mètres
- Poids : 2 393 kg
- Vitesse maximale : 188 km/h
- Émissions de CO2 / malus : 177 g/km / pas de malus
- Consommation en cycle mixte : 6,7 l/100 km
- Prix : à partir de 68 400 €









