En pratique

Comment choisir la motorisation de mon véhicule ? Le guide pratique

C’est LA première question que l’on se pose lorsque l’on achète une voiture : quelle motorisation choisir ? Et sera-t-elle adaptée à l’utilisation de mon véhicule ?

Photo Dacia Sandero

Depuis plusieurs années, les réglementations et les nouvelles utilisations de la voiture ont incité les constructeurs à revoir leur catalogue de motorisations. C’est pourquoi aujourd’hui on ne trouve plus uniquement le duo historique essence / diesel mais aussi des motorisations alternatives qui répondent aux nouvelles attentes des clients.

Voici donc un tour d’horizon des motorisations disponibles sur le marché automobile français.

Essence vs Diesel : Le match

Que ce soit pour les motorisations essence ou diesel, les constructeurs ont dû s’adapter aux nouvelles normes environnementales, par conséquent les motorisations sont devenues plus efficientes et plus économes en carburant. Ces deux motorisations ne rejettent pas les mêmes émissions. Un moteur essence émet moins de particules d’oxydes d’azotes et moins de particules fines. Un moteur diesel qui depuis les productions de 2011 doit être équipé d’un filtre à particule émet jusqu’à 20% de CO2 en moins qu’un moteur essence.

L’âge du véhicule est également un critère à prendre en compte. Ce sont les véhicules anciens qui polluent le plus et cela peu importe la motorisation. Pour connaître l’impact environnemental de votre véhicule, vous pouvez utiliser le simulateur du site du gouvernement.

En France, à l’achat d’un véhicule neuf, le client doit payer le malus écologique. Pour connaître le montant à payer, il faut utiliser les émissions de CO2 du véhicule acheté et se référer au barème en vigueur. En 2021, le malus débute à 133g/km pour un montant de 50€, à partir de 218g/km il est plafonné à 30 000€. Jusqu’à présent, une assurance pour un véhicule diesel est plus élevée de 10 à 15%. Cela s’explique par le coût d’achat supérieur à un véhicule essence et des coûts de réparation plus élevés à cause de pièces plus coûteuses. Ce constat pourrait changer dans les années à venir avec la réduction des ventes des véhicules diesel au profit de l’essence et d’autres motorisations.

La motorisation diesel possède plusieurs avantages. Le prix du litre reste inférieur à celui de l’essence malgré le fait que l’écart se soit resserré depuis quelques années. De plus, à utilisation équivalente, la consommation du moteur diesel est plus économe. C’est pour ces raisons que c’est une motorisation recommandée pour les gros rouleurs. Le seuil de rentabilité est atteint autour des 20 000 km par an. Le moteur diesel, certes plus lourd, doit être privilégié pour sa fiabilité. Fabriqués de matériaux plus robustes, les véhicules diesel s’usent moins rapidement, mais ces pièces peuvent coûter plus chères en cas de panne.

La motorisation essence n’est pas en reste et possède, elle aussi des avantages. Son prix est son atout principal. En effet, à modèle similaire, la motorisation essence est moins chère que son équivalent en diesel. Elle est recommandée pour les personnes effectuant moins de 20 000km par an et roulant principalement en ville car les blocs essence sont mieux adaptés aux cycles urbains. De plus, les frais d’entretien sont moindres par rapport à un moteur diesel. Le moteur essence doit être privilégié si vous recherchez un moteur avec une bonne reprise et de la sportivité.

En résumé

  • À l’achat, une voiture essence est moins coûteuse.
  • A la pompe, le gasoil reste moins cher que l’essence et un moteur diesel consomme moins de carburant.
  • Un diesel devient rentable à partir de 20 000 km par an.
  • Les deux moteurs sont polluants : particules fines pour le diesel, CO2 pour l’essence.
  • Les véhicules essence et diesel sont soumis au malus écologique.
  • Le coût d’une pièce de voiture diesel est plus élevé, mais le moteur s’use moins vite.
  • Un véhicule diesel sera 10 % à 15 % plus cher à assurer qu’un véhicule essence, en partie parce qu’il coûtera plus à la revente et que les pièces sont plus chères.

Les motorisations dites plus “vertes”

Photo Toyota CH-R

D’autres motorisations peuvent se substituer aux motorisations diesel et essence. C’est le cas de l’hybride et de l’électrique. Leur principal avantage est la réduction des émissions de CO2 et par conséquent une diminution du prix du malus écologique.

Les versions hybrides (rechargeables ou non) qui, même si elles sont un peu plus onéreuses, sont aussi un choix judicieux pour ceux qui roulent la majeure partie du temps en milieu urbain. Pour une utilisation en ville ou sur de courts trajets, vous pouvez opter pour de l’hybride simple ou de l’hybride rechargeable. Pour des grands rouleurs le choix se fera entre de l’hybride rechargeable et l’hybride léger. Et si vous n’êtes pas convaincu par le fait de rouler en 100% électrique mais que vous souhaitez réduire votre consommation et votre impact sur l’environnement, optez pour l’hybride léger 48 volts.

Pour en savoir plus :
→ découvrez notre article pour tout savoir sur l’hybride

Les autres énergies

Photo Toyota Mirai

Encore d’autres motorisations sont proposées mais beaucoup moins développées par les constructeurs que celles présentées précédemment. C’est le cas du GPL, de l’hydrogène ou de l’E85.

Le GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) est un carburant gazeux qui vient compléter d’un moteur thermique essence. Le réservoir doit être rempli de ce gaz dans les stations équipées d’une recharge GPL. Plutôt méconnu peut-être dû à sa mauvaise réputation (rumeurs d’explosion) les moteurs GPL sont plus économiques et écologiques que ceux essence ou diesel. Malgré une consommation au litre plus élevée, le GPL coûte moins cher (environ 0,70€ le litre) et ne libère pas de particules fines.

Les moteurs à hydrogène sont encore très méconnus en France car peu développés par les constructeurs nationaux  tels que Renault, Peugeot et Citroën. Cette technologie a de nombreuses qualités et beaucoup voient dans l’hydrogène l’avenir de l’industrie automobile. Cette technologie basée sur la combustion du dihydrogène (H2) et du dioxygène (O2) ne rejette que de la vapeur d’eau. La recharge du réservoir se fait en quelques minutes seulement avec une autonomie supérieure aux voitures électriques actuelles.

Cependant, la motorisation hydrogène possède deux freins majeurs à son développement. Le prix d’achat d’un tel véhicule, comptez environ 68 000€ pour une Toyota Mirai et le manque de stations équipées hydrogène en France.

Photo Dacia Sandero

Enfin, l’E85 ou superéthanol ou encore flex-fuel est un biocarburant composé d’un mélange d’essence et d’extraits de végétaux. Cette technologie est aujourd’hui en plein développement en France. Le coût au litre est inférieur à l’essence classique par l’apport d’un carburant végétal. Certains constructeurs proposent des moteurs E85 dès la sortie de l’usine et il existe de nombreux kits de conversion Ethanol pour permettre à tout type de véhicule de rouler à l’E85. Attention cependant à la qualité et à l’homologation de ces kits de conversion. Parfois critiqué pour sa surconsommation, ceci est contrebalancé par le fait que le prix du litre est très bas par rapport à celui de l’essence classique. Pour un véhicule équipé d’une motorisation E85, le coût de la carte grise est réduit et un abattement de 40% des émissions de CO2 s’applique sur le calcul du malus.

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Pauline Couzin

C’est lors de mes études supérieures à l’école de commerce de Rennes que j’ai redécouvert le monde de l’automobile. Passée par différents constructeurs et travaillant toujours pour l’un d’eux, je souhaite faire partager mon travail/passion au plus grand nombre.

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