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Nouvelle DS 9 : la grande cousine

Attendue depuis des mois, la nouvelle berline DS 9 fait enfin son apparition, venant agrandir la gamme aux côtés des DS 7 et DS 3 Crossback.

Photos DS 9 2020 e-tense hybride rechargeable

Ca y est, après des années de rumeurs, d’attente et de spéculations en tout genre, la voici enfin : la DS 9. Six ans après la création de la marque, devenue indépendante de Citroën en 2014, la grande berline se dévoile enfin au grand public, confirmant le grand retour du premium français, deux ans déjà après le renouvellement de la Peugeot 508. Après les DS 7 et DS 3 Crossback, la firme tricolore change quelque peu de direction et arrive donc avec une grande berline, qui devrait permettre à DS d’améliorer son image, encore en pleine construction. Mais ce n’est pas tout, car cette nouvelle DS 9 aura également la lourde tâche de rivaliser avec la concurrence allemande, encore majoritaire sur le segment du haut de gamme, aux côtés également de Volvo. Bref, cette nouvelle arrivante au sein de la gamme a donc de fortes ambitions et compte mettre les moyens pour y arriver.

Esthétiquement, cette DS 9 reprend les attributs stylistiques chers à la marque, notamment au niveau de la face avant, très chargée mais néanmoins réussie. Le chrome est bien sûr omniprésent, notamment autour de la calandre ainsi que sur la barrette posée sur le capot, un détail certes clivant, mais qui devrait sans aucun doute séduire la clientèle asiatique, particulièrement visée par la berline. Si l’avant peut donc diviser, l’arrière se veut plus consensuel et séduit quant à lui par son clin d’œil aux anciennes DS, grâce aux répétiteurs de clignotants installés au-dessus de la lunette arrière. Toutefois, et si le style de la berline est très travaillé, elle a du mal à cacher son lien de parenté avec la Peugeot 508, dont elle reprend la plateforme de la version L, commercialisée en Chine et allongée de quelques millimètres. La DS 9 affiche donc quelque 4,93 mètres de long, soit 20 cm de plus que la berline sochalienne standard, tandis que sa ligne de toit abaissée lui confère une silhouette très élégante.

A l’intérieur aussi, l’ADN de DS est bien présent, avec une planche de bord encore très chargée mais à la présentation plutôt luxueuse, dans la même veine que les précédentes productions de la marque. Nous découvrons donc un style très proche du DS 7 Crossback, l’autre vaisseau-amiral du constructeur, avec ce large écran tactile, associé à un combiné numérique personnalisable et très graphique. Même chose du côté de la console centrale, tandis que nous retrouvons la montre également présente sur le SUV, toujours positionné au-dessus de l’écran et apportant une touche de luxe supplémentaire à l’ensemble. Un positionnement très haut de gamme amplifié par le choix des matériaux, que ce soit le cuir Nappa sur le tableau de bord et les sièges, l’Alcantara sur le ciel de toit ainsi que les touches de cristal disséminées çà et là dans l’habitacle. Si le volume de coffre n’est pas connu, l’empattement de 2,90 mètres est prometteur, laissant penser que les occupants seront bien installés, de quoi séduire notamment les clients chinois friands de ce genre d’autos.

De l’hybride et de l’essence, mais pas de diesel

Photos DS 9 2020 intŽrieur volant Žcran

A son lancement, la DS 9 sera proposée avec un moteur PureTech essence de 225 chevaux, que nous avions déjà pu tester sous le capot de la Peugeot 508 dans sa version GT l’année dernière. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui craignaient d’assister à la disparition des « gros » moteurs au sein du groupe PSA, la faute à des normes environnementales toujours plus strictes.  Justement, c’est pour mieux s’adapter à celles-ci qu’une version hybride rechargeable E-Tense sera également proposée dès l’entrée en commercialisation. Celle-ci associe alors un PureTech 1,6 litre turbocompressé à un bloc électrique, afin d’atteindre une puissance cumulée de 225 chevaux également. Plus tard toutefois, une version de 250 équidés sera également disponible, ainsi qu’une variante revendiquant quant à elle 360 chevaux, envoyés cette fois-ci aux quatre roues. En revanche, ne cherchez pas de diesel, qui ne sera pas proposé au sein de la gamme.

Sous le plancher de la grande berline se cache une batterie de 11,9 kWh offrant une autonomie en mode tout électrique comprise entre 40 et 50 km environ, et pouvant être rechargée en 1h30 sur une borne domestique ou publique, grâce au câble embarqué de  7,4 kW. Comme le DS 7 Crossback, la DS 9 fera également le plein d’aides à la conduite, et notamment le DS Drive Assist, qui n’est autre qu’un système de conduite semi-autonome de niveau 2. La vision de nuit, que nous avions également appréciée lors de notre essai sera également disponible, ainsi que le DS Park Pilot, permettant à la voiture de gérer seule le stationnement. Enfin, le confort des occupants sera assuré par les suspensions pilotées associées au DS Active Scan, laissant le véhicule analysant la chaussée en temps réel et adapter son amortissement en conséquence.

Fabriquée en Chine et notamment conçue pour les clients de l’Empire du milieu, la nouvelle DS 9 sera toutefois bien vendue en France, puisqu’elle arrivera dans nos concessions dès le 2ème semestre 2020. Il faudra toutefois patienter encore un petit peu avant de découvrir les tarifs du vaisseau-amiral de la marque française.

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Marie Lizak

Fondatrice et responsable éditoriale du site Une Fille Au Volant, je suis une passionnée de l'automobile dans tous ses aspects. J'ai pour vocation de partager ma passion avec légèreté et bonne humeur, sans oublier la rigueur et l'information, bien évidemment !

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