Essai Toyota RAV4 PHEV : notre avis au volant du SUV hybride star
Référence sur le marché des SUV, le Toyota RAV4 entame une nouvelle étape de son histoire avec l’arrivée sur le marché de sa 6ème génération. Mais que vaut cette mouture, dans sa version PHEV ? Découvrez la réponse dans notre essai complet.
Démarrée en 1994, la saga Toyota RAV4 se poursuit encore et toujours, plus de 30 ans plus tard. Avec plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde entier, le SUV continue de séduire une large clientèle. Qu’il s’agisse bien sûr des professionnels du transport de personnes mais aussi du grand public, tous plébiscitent sa praticité et sa fiabilité. C’est avec ses nombreux atouts que ce modèle s’est imposé comme le best-seller du constructeur japonais, et qu’il conserve encore et toujours sa place.
Mieux encore, le Toyota RAV4 est même devenu en 2025 la voiture la plus vendue au monde, détrônant ainsi la Tesla Model Y. Une très belle performance pour la firme japonaise, qui a levé le voile en mai 2025 sur la nouvelle génération du SUV. Une 6ème mouture qui ne cède pas encore aux sirènes du tout électrique mais qui est désormais uniquement proposée avec des motorisations hybrides. Mais si le style change du tout au tout, l’esprit reste quant à lui préservé.
Mais alors, que vaut cette nouvelle version de la référence sur le segment des modèles surélevés ? Pour le savoir, nous vous proposons de découvrir notre essai complet ci dessous ! Et vous allez voir que ce nouveau Toyota RAV4 ne manque assurément pas d’arguments pour séduire les potentiels futurs clients. On vous dit tout ci dessous !
Essai Toyota RAV4 PHEV : un nouveau look mais un ADN préservé
Au fil des décennies, le style du Toyota RAV4 a fortement évolué, tout en conservant le même esprit. Et c’est une fois encore le cas avec cette nouvelle génération, qui tient toujours à afficher ces traits robustes et imposants. Ainsi, les lignes très anguleuses sont conservées, et semblent même encore plus affirmées. La face avant change tout de même beaucoup par rapport à la précédente mouture, et devient plus cubique. Nous retrouvons également les traits du dernier Land Cruiser sous certains angles. Et on note l’arrivée d’une nouvelle signature lumineuse, ainsi que d’une inédite calandre qui se fond dans la carrosserie. Celle-ci est entourée par deux prises d’air noir et est complétée par un bouclier assez imposant. De profil, la voiture affiche des flancs sculptés et une ligne de toit très horizontale, maximisant l’espace à bord.
Enfin, la partie arrière est également inédite, notamment avec cette nouvelle signature lumineuse. L’ensemble se veut plus moderne mais sans révolutionner le genre, et c’est très bien comme cela. A noter que les dimensions sont inchangées par rapport à la précédente génération, avec une longueur de 4,60 mètres. Même chose pour l’empattement, qui mesure toujours 2,69 mètres. De quoi offrir une très bonne habitabilité, à l’avant comme à l’arrière. Dommage cependant que le dossier de la banquette arrière soit un peu trop incliné, mais cela reste très personnel. La présentation a quant à elle été revue et modernisée, avec la présence notamment d’un nouvel écran tactile de 12,9 pouces. Celui-ci intègre un nouveau système d’info-divertissement conçu en interne, qui nécessitera un petit temps d’adaptation. Mais il reste tout de même assez simple à prendre en mains
La navigation est quant à elle assurée par TomTom et fonctionne elle aussi plutôt bien. Bien sûr, nous retrouvons également Apple CarPlay et Android Auto sans fil, tandis qu’il est aussi possible de profiter de Spotify à bord. Le conducteur a aussi le droit à un combiné d’instrumentation numérique de 12,3 pouces, un peu chargé mais plus simple à utiliser qu’auparavant. Globalement, la présentation se modernise, mais quelques éléments manquent encore un peu d’élégance. C’est par exemple le cas des gros boutons pour choisir le mode de conduite. Cependant, on apprécie qu’ils soient facile à trouver et à utiliser. Car le SUV fait encore la part belle aux commandes physiques, et c’est une très bonne nouvelle. Les sièges sont quant à eux plutôt confortables et offrent une grande amplitude de réglages pour tous les gabarits.
Essai Toyota RAV4 PHEV : une voiture très polyvalente
Le nouveau Toyota RAV4 repose sur la plateforme TNGA, qui équipe une grande partie de la gamme actuelle. Il se décline alors en deux versions hybrides, à savoir une hybride simple auto-rechargeable et une variante PHEV. Il est aussi possible de choisir entre des variantes à deux ou quatre roues motrices. Pour notre part, nous avons pris le volant de la déclinaison hybride rechargeable à transmission intégrale, qui coiffe le catalogue dans sa version GR Sport au style plus sportif. Notre modèle d’essai affiche alors une puissance totale de 309 chevaux pour un couple de 227 Nm. De quoi réaliser le 0 à 100 km/h en 5,8 secondes, pour une vitesse maximale limitée à 180 km/h. Bien sûr, les performances n’ont pas de quoi vous coller au siège, et ce n’est de toutes façon pas le but de SUV japonais.
Ce dernier est avant tout conçu pour les longs voyages, et pour offrir un confort maximal au conducteur et à ses passagers. C’est notamment pour cette raison qu’il s’offre les services d’une boîte CVT à variation continue. Si cette technologie n’est pas la plus agréable et a tendance à « mouliner » à l’accélération, elle s’est fortement améliorée avec les années. Et elle se révèle même assez appréciable en ville, à un rythme doux. En revanche, elle pêche un peu en conduite plus dynamique. Mais ce n’est pas vraiment là où le Toyota RAV4 se sent le plus à son aise, alors qu’il affiche un poids élevé de 1,9 tonne à vide. Heureusement, la motorisation hybride rechargeable permet de limiter la consommation, sous la barre des 6 l/100 km.
Il est ainsi possible de conduire quelques kilomètres en mode 100 % électrique. Mais on déplore que le confort offert par cette motorisation soit entaché par les bruits de roulements assez présents. Globalement, l’insonorisation à bord du SUV est assez décevante, malgré le double vitrage. On apprécie en revanche le feeling de la pédale de frein, tandis que l’amortissement est plutôt typé confort. Et ce même s’il a été raffermi de 10 % par rapport à la précédente mouture, comme le rappelle le constructeur. Résultat, la prise de roulis est mieux maîtrisée dans les courbes, sans pour autant rendre la voiture trop ferme. La direction est quant à elle correctement dosée, tandis que le rayon de braquage est dans la moyenne du segment, avec 5,69 mètres.
Essai Toyota RAV4 PHEV : fiche technique
- Moteur : quatre cylindres en ligne, 2 487 cm³, injection directe, essence, 16 soupapes + un moteur électrique synchrone à aimants permanents
- Transmission : quatre roues motrices, boîte CVT
- Puissance : 309 ch
- Couple : 227 nm
- Dimensions : 4,65 x 1,88 x 1,69 mètres
- Poids : 1,98 tonne
- 0 à 100 km/h : 5,8 secondes
- Vitesse maximale : 180 km/h
- Capacité de la batterie : 22,7 kWh
- Autonomie : 137 km en mode 100 % électrique
- Volume de coffre : 446 litres
- Émissions de CO2 / malus : 120 g/km
- Consommation en cycle mixte : 5,9 l/100 km
- Prix : à partir de 54 450 €
Essai Toyota RAV4 PHEV : notre avis
Design extérieur
Présentation intérieure
Technologie
Agrément de conduite
Rapport qualité / prix
Le Toyota RAV4 conserve son ADN et fait preuve d'une très grande polyvalence. Seul réel bémol, l'insonorisation qui nuit au confort global.








