Mazda MX-5 : toute l’histoire du roadster le plus vendu au monde
Alors que la Mazda MX-5 fête ses 35 ans, Une Fille au Volant vous propose de (re)découvrir toute l’histoire du cabriolet nippon, vendu à plus d’un million d’exemplaires depuis son lancement.
Joyeux anniversaire ! Cela fait déjà 35 ans que la Mazda MX-5 est née et qu’elle séduit les clients du monde entier, avec plus d’un million d’exemplaires écoulés depuis ses débuts. Il faut dire que le petit cabriolet japonais, né en 1989, sait comment s’y prendre pour réussir son numéro de charme, et ce depuis plusieurs décennies maintenant. Et alors que la sportive célèbre son anniversaire en grande pompe, Une Fille au Volant vous propose de découvrir ou redécouvrir son histoire, pour le moins insolite.
Tout commence en 1978, lorsque le journaliste Robert Hall est invité aux essais presse de la nouvelle Mazda RX7. Ce dernier parle couramment le japonais et s’entend très bien avec l’ingénieur en chef de la marque, Kenichi Yamamoto. Les deux hommes échangent en effet régulièrement, mais la conversation qu’ils auront au terme de cette présentation changera résolument le cours de l’histoire de l’automobile. En effet, Yamamoto demande au journaliste ce à quoi pourrait ressembler la prochaine sportive du constructeur. Passionné de petits roadsters anglais en tout genre, de MG à Austin en passant par Triumph, Bob Hall répond que Mazda devrait se lancer sur ce marché, en passe d’être déserté par les Italiens.
Et l’homme ne veut pas en rester là. Il attrape alors une craie et commence un esquisse sur un grand tableau noir installé devant lui, afin de donner une idée de ce qu’il imagine. C’est ainsi que se dessine devant Yamamoto une silhouette qui inspirera la MX-5, celle d’un petit roadster deux places, qui sera ensuite immortalisée par Bunzo Suzuki, alors reponsable des relations presse chez Mazda à l’époque. Un cliché qui deviendra historique. Mais tout ce se fera pas en un jour, vous vous en doutez bien. Le projet est en effet mis de côté, avant que Bob Hall ne rejoigne le constructeur en 1981, au sein de la branche américaine, basée en Californie. L’homme travaille alors au centre de design, notamment sur le pick-up B200.
La naissance d’un mythe
Un jour, Kenichi Yamamoto est de passage dans les bureaux américains de la marque et recroise Bob Hall, en profitant pour lui rappeler son idée de petit cabriolet abordable. Cependant, ce dernier n’est pour le moment pas du tout une priorité pour le constructeur, et l’ancien journaliste doit alors travailler sur ce projet en dehors de ses heures de travail, à la demande de l’ingénieur japonais. Si les équipes du design basées au Japon font également leur propositions pour le style du cabriolet, c’est finalement la branche californienne et son projet baptisé Duo 101 qui est choisie pour réaliser le dessin de ce qui deviendra la Mazda MX-5 NA. Les designers américains analysent chaque ligne des roadsters mythiques ayant marqué l’histoire, afin de créer un concentré de tout ce qui a fait leur charme.

C’est finalement en 1986 que le projet final est validé, puis retravaillé par le designer Tom Matano, qui donna à la Japonaise son faciès caractéristique, qui a largement contribué à son succès. En parallèle, l’ingénieur japonais Shigenori Fukuda travaille à la conception du châssis de la sportive. Puis, en février 1989, la Mazda MX-5 voit le jour pour la toute première fois, officiellement révélée lors du Chicago Motor Show, après de longues années de travail. Un mois plus tard, le roadster fait également ses premiers pas lors du salon de Genève, et rencontre d’emblée un immense succès auprès de la presse ainsi que du grand public. Pari réussi pour le constructeur, qui a eu l’audace de faire confiance à un homme, qui n’avait jusqu’alors aucune expérience en design ni en ingénierie.

A son lancement, la MX-5 NA, dont le nom signifie Mazda Xpenrience 5 est équipée d’un seul moteur, un quatre cylindres 1,6 litre de 115 chevaux. Ce dernier cédera ensuite sa place à une version dégonflée de 90 chevaux et à un 1,8 litre de 130 chevaux. Le postulat de base de la sportive était alors respecté : un prix abordable, à partir de 14 000 dollars seulement à son lancement, une architecture propulsion, un poids contenu et une conduite simple et très légère. Autant dire que le succès fut au rendez-vous, avec plus de 500 000 exemplaires vendus entre 1989 et 1998.
Quatre générations qui se succèdent
Aussi connue sous le nom de Miata aux Etats-Unis (qui signifie récompense en ancien allemand) et Eunos Roadster au Japon, la Mazda MX-5 évolue en 1998 avec l’arrivée d’une toute nouvelle génération, connue sous le nom de NB. Souvent décrite comme très proche de la NA, celle-ci s’en distingue cependant par ses lignes plus arrondies mais également plus musclées, bien que la principale évolution est la disparition des feux pop-up, condamnés par la norme européenne R127e de 1995. Pour mémoire, cette dernière stipule que les phares doivent être conçus pour ne pas représenter de danger pour les piétons en cas de collision. Mais ce n’est pas tout, car cette nouvelle MX-5 gagne également en volume de coffre et marque le retour du 1,6 litre, avec cette fois-ci 110 chevaux.
En 2006 est dévoilée la Mazda MX-5 NC, qui change quant à elle radicalement de look, pour adopte des lignes un peu plus sportives encore. Mais ce n’est pas tout, car le roadster japonais fait évoluer ses dimensions et grossis fortement, afin d’atteindre les 4 mètres de long. Outre la version cabriolet à toit souple, cette nouvelle génération inaugure également une toute nouvelle version à toit dur rétractable qui ajoute 37 kilos à la voiture. Sous sous capot, plusieurs motorisations sont proposées, avec le 1,8 litre de 126 chevaux ou le 2,0 litres de 160 chevaux, tandis que la variante vendue en Europe n’est proposée qu’avec une boîte manuelle. Elle bénéficie d’un restylage en 2009, dévoilé lors du Mondial de Paris, puis un second est présenté en 2013.
Enfin, c’est en 2015 que naît l’actuelle Mazda MX-5 ND, qui devient encore plus agressive, troquant ses lignes arrondies pour des traits bien plus affutés, notamment à l’avant. Cette déclinaison est également disponible avec un toit dur dans une version baptisée RF (retractable fastback) et inaugure une boîte automatique, qui représente moins de 5 % des ventes en Europe. Cette nouvelle génération fut dévoilée au salon de Genève puis élue voiture mondial de l’année 2016 au salon de New-York. Sous son capot, elle reçoit plusieurs motorisations au cours de sa carrière, et est aujourd’hui proposée avec un 1,5 litre de 134 chevaux et un 2,0 litres de 182 chevaux dont la production a pris fin cette année.








