Essai Mazda MX-5 ST 184 ch : le plaisir accessible
Malgré son âge relativement avancé, la Mazda MX-5 reste l’une des sportives les plus plébiscitées du marché. Mais quel est le secret de ce succès presque indécent ? Pour le savoir, nous n’avons pas résisté à la tentation de reprendre elle volant du roadster, dans sa version 184 chevaux à toit souple.
Cela fait déjà un petit bout de temps que l’actuelle génération de la Mazda MX-5 a vu le jour. Et pour cause, c’est en 2015 que celle-ci a vu le jour, ne tardant pas à séduire la presse spécialisée ainsi que les clients. Il faut dire que le roadster partait avec un bel avantage, celui d’avoir un riche héritage avec une histoire débutée il y a un peu plus d’une trentaine d’années maintenant. Aujourd’hui, et après quatre générations, le cabriolet japonais a été vendu à plus d’un million d’exemplaires, devenant le modèle le plus apprécié de son segment. Et son histoire n’est pas prête de s’arrêter, alors que le constructeur a confirmé que la MX-5 ne mourra pas au cours des prochaines décennies.
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Elle devrait cependant connaître quelques mutations, afin de mieux coller aux normes de plus en plus strictes actuellement en vigueur. Mais en attendant, le cabriolet japonais reste toujours fidèle à lui-même, avec son moteur atmosphérique sans la moindre trace d’électrification. Reste à savoir combien de temps cela va durer, alors que la vente de voitures thermiques sera interdite en Europe à partir de 2035. Mais le constructeur nippon ne semble pas trop pressé, et c’est tant mieux. Ainsi, ce dernier continue de mettre à jour sa petite star qui évolue au fil des années, sans que la recette ne soit évidemment changée dans sa globalité. Il ne faut donc pas s’attendre à découvrir de nouveau moteur ou de versions retravaillés en profondeur, mais quelques petites nouveautés plus pratiques que nous avons souhaité découvrir.
Alors ne boudons pas notre plaisir et prenons le volant de cette Mazda MX-5, que nous avions déjà eu l’occasion de tester dans différentes versions, 132 et 184 chevaux. L’occasion de prendre la route de la Franche-Comté pour quelques jours à bord du roadster qui continue de séduire les passionnés grâce à ses nombreuses qualités routières ainsi que son style à tomber. Mais que vaut cette version sur la route ? Pour le savoir, découvrez notre verdict ci-dessous !
Essai Mazda MX-5 ST 184 ch : fidèle à elle-même
Ce qui plaît en premier lieu chez la Mazda MX-5, c’est avant tout son style. Même si elle a déjà dix ans, la sportive japonaise ne semble en effet pas avoir pris la moindre ride et ne subit pas le passage des années. On aime en effet toujours autant ses lignes anguleuses et sa face avant agressive sans pour autant en faire trop. Bien sûr, elle n’a plus rien à voir avec la NA originelle, avec son faciès souriant et ses feux pop-up, mais elle possède toujours un fort capital-sympathie. Et malgré tout, cette version moderne reprend la recette de sa devancière, notamment en ce qui concerne ses proportions, avec son long capot et ses porte-à-faux très courts. Le tout lui donne un look reconnaissable au premier coup d’œil, mais contribue aussi et surtout à lui offrir un excellent comportement sur la route.
Et preuve que le charme agit toujours, nous n’avons même pas pu compter le nombre de têtes qui se sont tournées sur notre passage, d’autant plus que notre modèle d’essai était habillé d’une superbe teinte Soul Red Crystal qui lui va si bien. Une couleur que l’on retrouve également dans le poste de conduite, qui n’a quasiment pas changé au fil des années et qui reste toujours très sobre avec sa sellerie noire. Il est cependant possible de choisir parmi d’autres configurations selon la finition, avec des sièges très confortables et chauffants qui peuvent être habillés de cuir Nappa blanc ou Terracotta par exemple. Le poste de conduite est visuellement très réussi, sans en faire des tonnes et en restant très classique. Les fintions sont plutôt correctes, même si l’on retrouve tout de même quelques plastiques peu flatteurs visuellement, qui ne sont cependant pas très gênants.
Si la Mazda MX-5 n’est pas forcément ce qui se fait de plus technologique sur le marché, le roadster propose tout de même un écran central, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil pour la première fois. Attention cependant, car celui-ci n’est malheureusement tactile qu’à l’arrêt. Le reste du temps, il faut donc naviguer grâce à une molette, ce qui ne favorise évidemment pas l’ergonomie. Dans l’ensemble, celle-ci reste heureusement plutôt bonne, car le constructeur a conservé de vraies commandes physiques dans le poste de conduite de son cabriolet. Celui-ci est équipé d’un combiné alliant les compteurs à aiguilles avec un petit écran multifonctions. Si notre modèle d’essai est idéal pour partir en road-trip, il vaudra mieux voyager léger puisque la voiture n’a pas de boîte à gants ni de bacs de portes. Seul un petit rangement est disponible entre les sièges, ainsi que deux portes-gobelets. Le coffre affiche un volume de 127 litres, ce qui permet de loger une valise cabine ou deux sacs de voyage.
Essai Mazda MX-5 ST 184 ch : agile et confortable
Si la Mazda MX-5 est disponible en deux versions, à savoir 132 et 184 chevaux, c’est sur la seconde que nous avons jeté notre dévolu pour cette prise en mains. Celle-ci est donc équipée d’un moteur quatre cylindres Skyactiv-G 2,0 litres atmosphérique, qui ajoute un peu de poids sur la balance par rapport au 1,5 litre, mais qui compense par un couple en hausse, affiché à 205 Nm. Ce dernier est toujours aussi plaisant et offrant une belle souplesse, qui se fait rare sur les autres modèles du marché. Mais attention, ce n’est pas parce que bloc est doux qu’il est dénué de caractère, bien au contraire. Mais pour en prendre toute la mesure, il faut alors le pousser haut dans les tours, du fait de l’absence de turbo pour réveiller toute la cavalerie. Une fois que celle-ci est cravachée comme il faut, la voiture devient un petit jouet parfait pour les roues sinueuses.
D’autant plus que la boite manuelle à six vitesses est toujours très agréable à prendre en mains, avec ses rapports courts et son maniement intuitif. Elle permet de véritablement tirer parti de toutes les qualités de la voiture et a rapidement pris le pas sur la transmission automatique, qui n’est désormais plus proposée au catalogue car délaissée par les clients. L’ensemble de la puissance est envoyée vers les roues arrière, rendant la voiture très joueuse lorsque l’on déconnecte les aides, en appuyant simplement sur un bouton situé près du volant. Comme si les ingénieurs de la marque et la voiture n’attendaient que ça. Mais même comme ça, la sportive reste saine et joue de l’arrière-train de manière très rassurante. Lorsque que toutes les béquilles électriques sont en place, elle fait alors preuve d’une grande efficacité. Cependant, et si cela n’a pas été confirmé par la marque, il nous a semblé que l’amortissement était plus souple qu’auparavant sur notre modèle d’essai.
Résultat, le confort est en hausse, au détriment cependant de la stabilité alors que la prise de roulis paraît plus importante. On notera également que la directement semble être un peu plus souple également, ce qui profite à la maniabilité en ville et qui rend la voiture plus polyvalente pour un usage de tous les jours. Mais en conduite purement sportive, cela rend le comportement un peu moins incisif. Cependant, le roadster reste toujours très agile et amusant, mais nous aurions aimé retrouver un peu plus de dynamisme encore. Mais n’oublions pas que la clientèle de ce type de voiture plaisir, et plus globalement de tous les modèles neufs, a tendance à être assez âgée et recherche donc un véhicule plus confortable. Sur autoroute, on apprécie le travail réalisé sur l’insonorisation, alors que même les bruits aérodynamiques sont assez discrets. Enfin, l’un des points forts de la Mazda MX-5 reste sa consommation, affichée à seulement 6,9 litres en cycle mixte.
Essai Mazda MX-5 ST 184 ch : pour résumer
La Mazda MX-5 est toujours une véritable référence sur le segment, et on comprend aisément pourquoi ! Outre son design qui ne vieillit pas malgré le passage des années, le roadster japonais distille toujours un certain dynamisme, même si notre modèle d’essai présentait un confort accru, au détriment de l’efficacité. A vérifier si cela ne concernait que notre exemplaire où si toute la gamme a été remaniée pour mieux répondre aux exigences de la clientèle. A vrai dire, il reste tout de même difficile de trouver des défauts à cette voiture, qui reste l’un des meilleurs choix si l’on cherche un modèle plaisir et pas trop cher. La MX-5 est en effet accessible à partir de 30 850 €, un tarif dont peu de voitures équivalentes peuvent se targuer de nos jours.
Essai Mazda MX-5 ST 184 ch : notre avis
Le roadster japonais ne semble pas subir le passage du temps, mais nous attendons encore un peu plus de dynamisme sur les routes sinueuses.
Essai Mazda MX-5 ST 184 ch : fiche technique
- Moteur : quatre cylindres, 1993 cm3, atmosphérique, essence, injection directe
- Transmission : manuelle à six rapports, propulsion
- Puissance : 184 ch
- Couple : 205 Nm
- Dimensions : 3,92 x 1,74 x 1,23
- Poids : 1 025 kg
- 0 à 100 km/h : 6,5 secondes
- Vitesse maximale : 219 km/h
- Volume de coffre : 127 litres
- Émissions de CO2 / malus : 155 g/km / 2 049 €
- Consommation en cycle mixte : 6,9 l/100 km
- Prix : à partir de 30 850 €








