Essais automobiles

Essai Mazda MX-5 RF 184 ch : toujours au top

Si elle commence à prendre de l’âge, la Mazda MX-5 ne semble pas prendre une ride. Quel est son secret de jeunesse éternelle ? Nous en avons à nouveau pris le volant pour le savoir.

Photo Mazda MX-5 RF 2020 184 chevaux

Ce n’est pas un secret, ici, on est fans de la Mazda MX-5. Après avoir essayé le dernières séries spéciales 30th Anniversary et Eunos Edition, qui nous avaient toutes le deux conquis, et après avoir pris le volant de la déclinaison 132 chevaux plus classique, une question nous taraudait : quel est le secret du plus célèbre roadster japonais pour rester toujours au top ? Car avec plus d’un million d’exemplaires vendus depuis son lancement en 1989, le petit cabriolet semble avoir trouvé la recette idéale pour séduire des générations d’automobilistes, sans jamais prendre une ride, malgré son âge avancé. Lancée en 2015, l’actuelle version pourrait d’ailleurs presque être qualifiée de mamie, sur un marché où les nouveautés s’enchaînent à un rythme effréné. Mais loin de penser à la retraite, la MX-5 illustre parfaitement l’adage affirmant que l’âge, c’est dans la tête. Car assurément, elle ne les fait pas, ses cinq ans sans aucun restylage.

Mais alors, quel est le secret du roadster, qui n’a encore pas cédé à la tentation de s’offrir un petit lifting, malgré sa longue carrière ? C’est ce que nous avons voulu savoir en prenant le volant de la version la plus performante, équipée du bloc de 184 chevaux, et habillée de la toute nouvelle teinte Polymetal Grey. L’occasion de pouvoir à nouveau profiter des qualités routières du cabriolet, mais également de découvrir cette déclinaison RF, afin de voir comment le toit dur influe sur les prestations de l’auto. Montez avez moi à bord de l’une des autos les plus désirables du marché, le temps d’une balade sous les derniers rayons de soleil automnal. De quoi vous redonner le moral durant le confinement !

Essai Mazda MX-5 RF 184 ch : style intemporel

Photo profil Mazda MX-5 RF 2020

Lorsque l’on regarde cette Mazda MX-5, le lien de parenté avec la première génération est évidemment indéniable, même si cette ND possède évidemment une philosophie et un style qui lui est bien propre, en étant bien plus moderne. Si les feux ronds sont rapidement passés à la trappe, c’est de profil que la filiation entre toutes les versions du roadster se voit le mieux, avec son empattement et son capot relativement longs en comparaison avec ses porte-à-faux très courts. Une architecture qui joue en faveur de son style, bien sûr, mais également de son comportement routier, comme nous avons pu le voir durant cet essai. A l’arrière, le cabriolet reprend aussi quelques éléments inspirés des précédentes générations, et notamment les feux. En résulte un ensemble très réussi, rendant un bel hommage à son passé sans pour autant verser dans le néo-rétro. Mais le vrai tour de force des designers Mazda, c’est avant tout d’avoir réussi à concevoir une auto qui reste encore aujourd’hui tout à fait dans l’air du temps, malgré son âge. Et cette carrosserie RF (pour Retractable Fastback) à toit dur est, selon moi, encore plus désirable que la version ST, avec ses faux-airs de Targa qui lui donnent un charme fou !

Pour être toujours dans le vent, la Mazda MX-5 a décidé d’adopter une stratégie similaire à une autre icône automobile : la Fiat 500. Comme la petite italienne, le roadster nippon mise sur les séries spéciales et autres nouveautés dans sa gamme. Après les très réussies éditions limitées 30ème anniversaire et Eunos Edition dont tous avons déjà pris le volant, c’est cette fois-ci une toute nouvelle teinte Polymetal Grey qui fait son apparition. Très tendance, celle-ci vient enrichir un catalogue de couleur de plus en plus fourni, aux côtés notamment du superbe Crystal Soul Red, et permet de relancer l’intérêt autour de l’auto, comme en témoigne les nombreuses têtes qui se sont tournées sur mon passage, alors que la question « tiens, c’est une nouvelle voiture ? » revenait à de nombreuses reprises.Pourtant, rien n’a changé sur le petit roadster, qui conserve son look désormais bien connu, ainsi que son capital-sympathie toujours aussi élevé. Par ailleurs, on appréciera tout particulièrement les superbes jantes Bright Dark 16 pouces de notre version d’essai, livrées de série sur la finition Sélection coiffant la gamme.

A l’intérieur, cette Mazda MX-5 RF conserve quant à lui tous les attributs que l’on connaît depuis un petit bout de temps maintenant, avec son poste de conduite simple mais efficace. Loin de modèles ultra-moderne où toutes les commandes physiques sont intégrées à l’écran tactile, le roadster est resté fidèle à lui-même, proposant de vrais boutons très bien organisés. On regrettera encore et toujours l’écran tactile uniquement à l’arrêt pour des raisons de sécurité, ce qui peut s’avérer parfois assez peu pratique, ainsi que le manque d’espace à bord et de rangement. Un petit défauts auquel on pourra néanmoins passer outre assez facilement, même si cela peut parfois être quelque peu gênant. De son côté, le coffre de 127 litres est suffisant pour transporter deux sacs de voyage ou petites valises cabine sans trop de soucis, à condition de savoir voyager léger. La sellerie en cuir noir est quant à elle très réussie, mais il est vrai qu’une proposition rouge comme dans la série spéciale Eunos Edition n’aurait pas été de refus, notamment avec la carrosserie grise de notre version d’essai.

Essai Mazda MX-5 RF 184 ch : plaisir et confort

Photo arrière Mazda MX-5 2020

Mais si beaucoup craquent pour la Mazda MX-5, c’est aussi et surtout pour ses qualités routières. Et si nous avions déjà pu les expérimenter à notre tour à plusieurs reprises dans sa version ST à capote en toile, nous n’avons évidemment pas pu résister à l’envie de voir ce que cela donnait avec le toit dur en déclinaison RF. L’occasion également de reprendre le volant de la variante la plus performante, forte de 184 chevaux, issus de son bloc Skyactiv-G 2,0 litres. Pour rappel, il est également possible d’opter pour une motorisation moins puissante, revendiquant cette fois-ci 132 chevaux, produits cette fois-ci par un « quatre-pattes » de 1,5 litre de cylindrée. Autant le dire tout de suite, les deux sont très agréables à conduire, possédant chacune leur propre philosophie et répondant à des besoins et des envies tout à fait différents. Si le premier moteur, équipant notre version d’essai est bien plus dynamique, le second est plus léger et sans doute plus adapté au quotidien. Quoi qu’il en soit, nous avons donc cette fois-ci jeté notre dévolu sur la version la plus haut de gamme, dont les 205 Nm de couple lui confèrent une vraie sportivité.

Avec son gros moteur atmosphérique, le roadster fait un vrai pied de nez aux écolos et en deviendrait presque insolent, pour notre plus grand plaisir. Il faudra alors le cravacher pour véritablement profiter de ses qualités dynamiques, l’ensemble se montrant plus docile à bas régime, affichant alors deux personnalités bien distinctes. Tout à fait utilisable au quotidien sous réserve de ne pas avoir d’enfants en bas âge, le roadster révèle tout son potentiel dès que l’on s’aventure sur des routes vallonnées comme celles de notre essai. Profitant d’un châssis aux petits oignons et d’une direction ferme et incisive sans être trop dure, la Mazda MX-5 est un vrai petit kart, qui sait toutefois jouer du popotin de temps à autre. Et oui, car pour rappel, le cabriolet est une pure propulsion, avec un déhanché plus que plaisant. Contrairement à d’autres, elle dérape aisément lorsqu’on le souhaite, sans jamais faire de mauvaises surprises. Il faudra néanmoins se montrer vigilant sous la pluie, l’arrière ayant alors tendance à décrocher un peu plus facilement. Quoi qu’il en soit, la position de conduite, très basse est idéale, même pour les plus petits gabarits, et ce même si le siège n’est pas réglable en hauteur.

Bonne nouvelle, les 40 kilos supplémentaires apportés par le mécanisme du toit amovible ne se ressentent en aucun cas à la conduite, même si le réglage des suspensions a dû être légèrement revu afin de compenser ce gain de poids. Plus souples, elles rendraient l’auto presque trop confortable par rapport à la version ST, même si ce typage un peu différent n’enlève rien aux qualités dynamique du roadster. La prise de roulis demeure très bien maîtrisée, même si quelques mouvements de caisse peuvent être à déplorer dans les chicanes. Rien qui ne remettrait en cause le plaisir distillé par l’auto, rassurez-vous. Vous l’aurez donc compris, cette RF est donc plus confortable que la ST, et cela se ressent également sur l’autoroute, avec une insonorisation nettement meilleure que cette dernière. Les bruits aérodynamiques sont très largement réduits, rendant la conduite sur une longue distance bien plus agréable.

Essai Mazda MX-5 RF 184 ch : pour résumer

Photo sièges Mazda MX-5 2020

Malgré son âge, le charme de la Mazda MX-5 continue d’opérer, grâce à une recette inspirée des petits roadsters anglais qui a fait ses preuves au cours des décennies. Plaçant le plaisir au premier plan, le cabriolet nippon a tout compris, et conserve ses valeurs originelles que sont la légèreté et le dynamisme. Avec son « gros » bloc 2,0 litres atmosphérique, sa boîte manuelle et sa silhouette à ras du sol, la Japonaise est en totale contradiction avec les normes actuelles, et c’est tant mieux. C’est aussi pour ça qu’elle plaît, pour son côté à la fois si consensuel et si subversif, mais aussi pour sa bouille et pour les sensations qu’elle distille. Et cette version RF, habillée de la nouvelle teinte Polymetal Grey ne fait pas exception, cette carrosserie étant par ailleurs plus typée confort, aussi bien en termes d’amortissement que d’insonorisation. Pas la même philosophie qu’une ST, plus « roots », mais le même plaisir à son volant, malgré quelques petits défauts vite oubliés !

Essai Mazda MX-5 RF 184 ch : notre avis

Design extérieur
Présentation intérieure
Technologie
Agrément de conduite
Passion
Rapport qualité / prix

Toujours une valeur sûre, cette Mazda MX-5 RF distille un plaisir authentique et sans artifice qu’il est difficile de retrouver sur d’autres véhicules plus récents.

Essai Mazda MX-5 RF 184 ch : fiche technique

  • Moteur : quatre cylindres en ligne, essence, 1998 cm3, atmosphérique, injection directe
  • Puissance : 184 ch à 7 000 tr/min
  • Couple : 205 Nm à 4 000 tr/min
  • Dimensions : 3,92 x 1,74 x 1,24
  • 0 à 100 km/h : 6,8 secondes
  • Vitesse maximale : 220 km/h
  • Volume de coffre : 127 litres
  • Émissions de CO2 / malus : 156 g/km / 650 €
  • Consommation en cycle mixte : 6,9 l/100 km
  • Prix : à partir de 38 100 €

Essai Mazda MX-5 RF 184 ch : les photos

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Marie Lizak

Fondatrice et responsable éditoriale du site Une Fille Au Volant, je suis une passionnée de l'automobile dans tous ses aspects. J'ai pour vocation de partager ma passion avec légèreté et bonne humeur, sans oublier la rigueur et l'information, bien évidemment !

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