Essai Abarth 600e Scorpionissima : le SUV électrique piqué par le scorpion
Après la 500e, c’est désormais au tour de la Fiat 600e de profiter d’un traitement de choc offert par la division sportive Abarth. Au programme, un look plus agressif mais surtout pas moins de 280 chevaux électriques sous le capot. Découvrez notre essai complet !
Comme tous les constructeurs présents en Europe, Fiat va devoir stopper la vente de voitures thermiques pour se consacrer aux électriques. C’est ainsi que la firme a lancé en 2020 sa 500e, qui fut ensuite suivie en 2023 par la 600e, un SUV électrique compact cousin des Peugeot e-2008 et autres Jeep Avenger. Mais les craintes allaient bon train au sujet de l’avenir d’Abarth, préparateur attitré de la firme italienne. Allait-il tout simplement disparaître ? Bien sûr, il n’en était pas question. C’est ainsi que la division sportive a lancé sa propre version de la 500, que nous avions pu essayer sur circuit. Puis, en février dernier, elle levait également le voile sur une 600e gavée aux hormones et particulièrement prometteuse. Mais ensuite, silence radio, la voiture n’ayant plus été aperçue nulle part. Et voilà qu’elle fait à nouveau parler d’elle, alors que le constructeur nous a convié à en faire l’essai.
Sur le papier, la recette peut sembler assez étonnante. Et pour cause, il ne s’agit ici plus d’une petite citadine sportive, mais bien d’un SUV. Et pourtant, les équipes du constructeur n’ont pas lésiné sur les moyens afin de rendre cette nouvelle version la plus dynamique possible. Outre le style particulièrement agressif, l’Abarth 600e s’offre également de nombreuses améliorations mécaniques, avec notamment une hausse de la puissance. Celle-ci passe donc à 240 chevaux, ce qui en fait l’Abarth la plus performante de l’histoire. Reste désormais à convaincre les puristes, mais nul doute que la voiture devrait trouver sa clientèle, alors qu’elle n’a quasiment pas de concurrentes. Car hormis son cousin, l’Alfa Romeo Junior Veloce, aucun autre modèle n’occupe le même segment, celui des SUV électriques sportif. Mais tout ça, c’est sur le papier. Qu’en est-il une fois sur la route pour cette nouvelle venue sur le marché ?
Pour le savoir, nous avons eu la chance de pouvoir en prendre le volant le temps d’un essai, sur le circuit de Balocco, en Italie. Ce dernier n’est pas n’importe lequel, puisque c’est sur cette piste que sont développés tous les modèles du groupe Stellantis, qu’ils soient sportifs ou non. Et c’est dont le terrain de jeu idéal pour mettre à l’épreuve cette nouvelle Abarth 600e, et de voir un peu ce qu’elle a dans le ventre. Découvrez notre prise en mains complète et notre avis détaillé ci dessous !
Essai Abarth 600e Scorpionissima : un SUV sportif au look agressif
Outre sa montée en puissance, ce qui fait la saveur d’une voiture siglée du logo Abarth, c’est aussi et surtout son look, retravaillé par le préparateur italien. Et bien évidemment, la 600e ne fait pas exception. Ainsi, si vous connaissez déjà la version standard, vous savez à quel point le petit SUV électrique affiche un style tout en rondeur, avec une certaine bonhommie. Et bien si la version sportive conserve évidemment ses traits arrondis, notamment au niveau des optiques à LED, les sorciers d’Abarth ont tout de même réalisé un travail tout particulier sur le style. Et ce bien sûr afin de le rendre plus dynamique, et cela se voit notamment au niveau de la face avant, qui s’offre un tout nouveau bouclier. Celui-ci est bien plus ajouré, plus pour donner un air méchant à la voiture que pour refroidir sa cavalerie. Juste au dessous, les feux ronds restent quant à eux strictement inchangés, de même que les antibrouillards adoptant la même forme.
De profil, la voiture ne change pas, et nous retrouvons la silhouette que l’on connaît déjà bien sur la version standard. Là encore, celle-ci est tout en rondeur avec une ligne de toit très haute, qui devrait notamment profiter à l’habitabilité, mais nous le verrons un peu plus tard. Au bout de ce dernier, on découvre un petit spoiler contribuant à apporter une touche de dynamisme supplémentaire à l’ensemble. En revanche, le SUV ne semble pas avoir bénéficié de quelconque évolution sur les flancs, qui conserve également ses passages de roues noirs. Enfin, le bouclier arrière profite d’un nouveau coup de crayon, là encore pour gagner en prestance avec une partie noire plus étendue. La sportivité est aussi apportée par la teinte violette des images officielles, ainsi que par les jantes de 20 pouces, livrées de série sur la série limitée Scorpionissima. Enfin, les dimensions sont identiques à la version standard, puisque l’Abarth 600e mesure 4,17 mètres de long pour 1,52 mètre de haut et 1,98 mètre de large.
Essai Abarth 600e Scorpionissima : un véhicule aussi pour la famille
Avec son look particulièrement agressif, que l’on doit notamment à ses boucliers noirs et son becquet de toit rappelant les Abarth de l’époque, on oublie presque que la nouvelle 600e reste un modèle à vocation familiale. Pourtant, le poste de conduite nous le rappelle assez rapidement, puisque nous retrouvons une présentation strictement identique à celle de la Fiat 600e classique que nous avions déjà essayé quelques mois plus tôt. Il est donc facile de retrouver ses repères au volant du SUV compact, qui profite quand même d’un traitement plus sportif afin de se distinguer de la version standard. Cela se voit notamment sur la version limitée Scorpionissima de notre essai, qui coiffe la gamme. Celle-ci s’offre des sièges baquet fournis par Sabelt, qui assurent un excellent maintien latéral. Ils sont alors recouverts de cuir et d’Alcantara, avec des motifs qui donnent un aspect très qualitatifs à l’ensemble.
Le reste du poste de conduit se pare de surpiqûres vertes qui apportent une touche de dynamisme supplémentaire. Dommage cependant que les plastiques durs soient très présents de manière visible dans cet habitacle, qui demeure particulièrement sombre. Mais l’ensemble est globalement bien pensé, offrant en plus de nombreux rangements, que ce soit dans la console centrale comme dans la boîte à gants. Avec son empattement de 2,56 mètres, l’Abarth 600e offre une bonne habitabilité, même aux places arrière avec un bel espace pour les jambes. Le volume de coffre est quant à lui annoncé à 360 litres, ce qui se situe dans la moyenne du segment. Côté info-divertissement, le conducteur bénéfice d’un écran tactile de 10,25 pouces, dont les graphismes ont été personnalisés afin d’apporter une touche d’exclusivité supplémentaire. Il est compatible avec Apple CarPlay et Android Auto, et est associé à un combiné d’instrumentation numérique de 7 pouces.
Essai Abarth 600e Scorpionissima : un comportement dynamique surprenant
La nouvelle Abarth 600e se décline en deux niveaux de puissance, à savoir 240 chevaux pour la version Turismo et 280 chevaux pour la série spéciale de lancement Scorpionissima. C’est justement cette dernière que nous avons pu essayer lors de notre prise en mains, qui nous a emmené sur le circuit d’essai de Balocco, à quelques dizaines de kilomètres de Milan. C’est sur celui-ci que le groupe Stellantis met au point et teste tous ses nouveaux modèles avant leur lancement. Et c’est là que nous avons pu mettre la sportive électrique à l’épreuve, afin de voir ce qu’elle a réellement sous le capot. Car il ne s’agit pas d’une simple version plus puissante de la Fiat 600e, mais bien d’une évolution qui a profité de tout le savoir-faire des équipes de Stellantis Motorsport. Cela se traduit notamment par une garde au sol abaissée de 25 millimètres ainsi qu’un châssis et une suspension raffermis.
Ce n’est pas tout, car la sportive électrique s’offre également de nouveaux freins sport avec des disques de 380 millimètres, mais surtout un différentiel mécanique autobloquant à glissement limité de type Torsen, fourni par l’équipementier japonais Jtekt. Le tout au profit du comportement dynamique, qui nous rappelle celui d’une Peugeot 208 GTI by Peugeot Sport, sans toutefois le charme du moteur thermique. La direction est consistante et informative, et le châssis est tout simplement excellent, sans la moindre prise de roulis. Résultats, les 1 640 kilos ne se ressentent pas et la voiture est extrêmement saine, même si on note une forte remontée de couple dans la direction lorsque l’on met pied au plancher. Le générateur de son artificiel hérité de l’Abarth 500e est toujours bluffant, mais il peut être désactivé pour ceux qui n’en veulent pas. Si l’avant sous-vire très légèrement lorsqu’on pousse la voiture dans ses limites, le train arrière reste quant à lui rivé au sol.
Bien aidé par le différentiel, l’Abarth se remet facilement dans le droit chemin dès la sortie de virage et surtout, elle pardonne beaucoup. En fait, on a presque l’impression d’être dans une Peugeot d’il y a quelques années. Une sensation qui fait plaisir et qui n’a rien d’un hasard, car les ingénieurs de la marque au lion ont travaillé au développement de cette sportive électrique. Celle-ci offre trois modes de conduite, et si nous opterons plutôt volontiers pour le Scorpion Track sur piste, la voiture fait aussi preuve d’une belle polyvalence sur route ouverte. Le confort est en effet de mise et le véhicule réussit le tour de force d’être extrêmement dynamique sans sacrifier le bien-être de ses passagers. Car ne l’oublions pas, la 600e reste une auto familiale avant tout. Enfin, le SUV s’offre un mode de régénération au freinage plus accru, mais qui ne permet pas d’aller jusqu’à l’arrêt complet.
Essai Abarth 600e Scorpionissima : pour résumer
La nouvelle Abarth 600e arrive sur le marché et n’a à vrai dire pas réellement de concurrentes pour le moment. S’il faut avouer que nous étions un peu sceptique au début, notre essai nous aura confirmé que cette nouvelle venue est réellement bluffante. Elle affiche en effet un comportement dynamique qui nous donne l’impression d’être au volant d’une Peugeot Sport, et les amateurs de la marque au lion savent qu’il s’agit d’un réel compliment. En fait, le SUV démonte tous les préjugés sur cette motorisation, et prouve avec brio que l’on peut faire rimer électrique et plaisir. Dommage qu’il ne soit pas vraiment donné, même s’il est éligible au bonus écologique, ce qui devrait aider certains à sauter le pas !
Essai Abarth 600e Scorpionissima : notre avis
Design extérieur
Présentation intérieure
Technologie
Agrément de conduite
Rapport qualité / prix
La nouvelle Abarth 600e est une vraie réussite, et parvient à faire rimer plaisir et électrique !
Essai Abarth 600e Scorpionissima : fiche technique
- Moteur : moteur électrique synchrone
- Transmission : traction, boîte automatique à un rapport
- Puissance : 280 ch
- Couple : 345 Nm
- Dimensions : 4,19 x 1,50 x 1,80
- Poids : 1 640 kg
- 0 à 100 km/h : 5,85 secondes
- Vitesse maximale : 200 km/h
- Capacité de la batterie : 54 kWh
- Autonomie : 334 km
- Temps de charge : de 10 à 80 % en 27 minutes à 100 kW
- Volume de coffre : 360 litres
- Émissions de CO2 / bonus : 0g/km / 4 000 €
- Prix : à partir de 48 900 €










