C’est officiel, l’Assemblée Nationale met fin aux ZFE en France !
Après un premier vote en mars dernier, l’Assemblée Nationale vient d’approuver la disparition des ZFE en France. Une excellente nouvelle pour les millions d’automobilistes concernées, mais il reste encore une dernière étape à franchir.
C’est une nouvelle qui devrait faire plaisir aux millions de conducteurs qui n’ont plus le droit d’utiliser leur propre voiture pour aller travailler. En effet, l’Assemblée Nationale vient officiellement de voter la fin des ZFE (zones à faibles émissions) en France. Une bonne nouvelle, adoptée à 98 voix contre 51, qui met fin à une mesure qui avait été créé en 2019. Etendues en 2021, ces zones concernent aujourd’hui toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants. Soit une quarantaine sur tout le territoire. On pense bien évidemment au Grand Paris, mais également à Strasbourg, Lyon, Dijon ou encore Rennes. Les ZFE avaient par ailleurs été durcies le 1er janvier 2025, puisqu’elles interdisent désormais la circulation aux voitures classées Crit’Air 3 et plus.
Encore une étape importante à franchir
Mise en place dans le cadre de la Loi Climat et Résilience lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, cette mesure avait rapidement été fortement contestée. Et pour cause, elle interdit tout simplement à des millions d’automobilistes de circuler dans les villes concernées. Et cela simplement car leur voiture est considérée comme polluante, car trop âgée. Et les contrevenants s’exposent à une amende de 68 euros en cas de contrôle par les forces de l’ordre. Pour l’heure cependant, le gouvernement n’a pas encore mis en place la surveillance automatisée, qui pourrait donc ne jamais voir le jour. De quoi pousser un soupir de soulagement pour beaucoup. Et ce revers de situation pour les ZFE ravit notamment le député UDR, Eric Ciotti. Ce dernier parle en effet d’« un outil technocratique d’exclusion des classes moyennes et populaires des centre-ville ».
De son côté, Laurent Jacobelli, vice-président des députés RN s’est exprimé sur France Info. Il explique que « je ne vois pas pourquoi on interdirait les centres urbains aux classes moyennes, ou aux classes les plus fragiles ». Mais chez les écologistes, c’est la déception. David Belliard, adjoint à la maire de Paris chargé des mobilités et connu pour son combat contre la voiture critique cette décision « stupide et injuste ». Il estime au contraire qu’il « fallait les rendre plus justes socialement », car « ce sont les plus pauvres qui meurent de la pollution de l’air ». Quoi qu’il en soit, pour que la disparition pure et simple des ZFE soit réellement effective, il faut encore que le projet de loi soit adopté dans son intégralité. Ce dernier est visé par plus de 600 amendements actuellement.






