Péage en flux libre : tout savoir sur ce nouveau dispositif sur nos autoroutes
En cours de déploiement en France, le péage en flux libre reste encore assez méconnu des automobilistes. Une Fille au Volant vous explique tout ce que vous devez savoir au sujet de ce dispositif.
Les péages ont toujours existé sur les autoroutes, permettant de faire payer leur utilisation aux automobilistes. Mais au fil des années, ces derniers ont fortement évolué, afin de réduire les embouteillages, notamment pendant les grands chassés-croisés durant les vacances. Ainsi, il existe désormais des badges Télépéage, qui permettent de ne plus avoir à s’arrêter.
Ce n’est pas tout, car comme en Espagne et au Portugal, les sociétés d’autoroutes françaises commencent à développer les péages en flux libre. De quoi s’agit-il ? En fait, ce dispositif prend la forme de portiques, qui sont capables de reconnaître les véhicules et de savoir combien chacun doit payer. Aujourd’hui, cette solution est présente sur l’A79 et elle arrive dès ce mardi 10 décembre sur l’axe A13-A14, entre Paris et la Normandie. Ainsi, il n’y a désormais plus aucune barrière de péage sur cette autoroute, qui passe intégralement en flux libre.
Mais comment est-ce que cela fonctionne pour les automobilistes ? Ne vous en faites pas, nous allons tout vous expliquer dans la suite de notre article ci dessous. Utilisation, paiement ou encore sanction encourue, vous saurez tout !
Péage en flux libre : comment ça marche ?
Avec ce type de péage, les barrières traditionnelles sont remplacées par des portiques, qui ressemblent à ceux qui avaient été mis en place pour l’écotaxe quelques années plus tôt pour les poids lourds. Ces derniers sont équipés de capteurs et de caméras en tout genre, qui analysent le flux de circulation. Ils sont alors capables de reconnaître chaque véhicule grâce à la plaque d’immatriculation, afin de savoir où ils sont entrés et sortis, ainsi que leur classe tarifaire.
Les avantages sont multiples, puisque ce dispositif permet notamment de réduire les embouteillages, et donc les pertes de temps ainsi que les émissions polluantes. Aujourd’hui, plusieurs autoroutes sont déjà équipées de ce système, telles que l’A4, l’A79 ainsi que l’A13 et l’A14. D’autres pays tels que le Japon, les États-Unis et l’Australie l’ont également déjà adopté.
Péage en flux libre : comment payer ?
S’il n’est plus possible de payer directement à la barrière de péage, comment fait-on pour s’acquitter de la somme demandée ? En fait, il existe plusieurs manières de procéder. La première, et assurément la plus simple est d’opter pour un abonnement Télépéage, qui permet d’être débité automatiquement dès que l’on passe sous les portiques, sans avoir à se soucier de rien. Mais si vous n’utilisez pas ce système, d’autres alternatives s’offrent à vous.
Vous pouvez en effet payer en ligne chez vous, dans les 72 heures maximum après avoir utilisé l’autoroute, et ce directement sur le site de la Sanef. En effet, c’est pour l’heure le seul opérateur à proposer le flux libre sur son réseau. Sinon, vous pouvez également vous rendre sur une aire d’autoroute, des bornes ayant été installées pour régler votre dû. Enfin, il est également possible de payer chez un buraliste agréé du réseau Nirio du groupe FDJ. Dans tous les cas, vous avez seulement trois jours pour passer au paiement.
Péage en flux libre : quelle amende en cas de non-paiement ?
L’un des inconvénients de ce dispositif est que l’on peut facilement oublier que l’on est passé sous un portique, malgré les panneaux qui indiquent que l’on circule bien sur une autoroute en flux libre. Et attention, car passé 72 heures sans payer, vous risquez de recevoir une belle amende. En effet, le montant que vous devez est majoré de 90 €, mais ce montant est réduit de 10 € si vous réglez votre dû dans les quinze jours. Si vous dépassez les deux mois, alors vous risquez une sanction de 375 €.






