Contrôle technique tous les ans : le gouvernement refuse cette mesure
Alors que l’Union Européenne veut imposer un contrôle technique tous les ans, le gouvernement a exprimé son refus. La mesure ne sera pas appliquée, tout du moins pas tout de suite.
Avoir sa propre voiture, c’est évidemment synonyme de liberté et d’indépendance. Mais cela va aussi de paire avec de nombreuses contraintes et obligations en tout genre. Et certaines coûtent particulièrement cher. Il faut en effet souscrire à une assurance auto, mais aussi réaliser un contrôle technique tous les ans. L’objectif est de vous assurer que votre véhicule soit en parfait état de fonctionnement. Et surtout qu’il ne représente pas un danger ni pour vous, ni pour les autres usagers de la route. Mais voilà que l’Union Européenne veut désormais aller plus loin, après avoir rendu cet examen obligatoire pour les deux-roues et les voitures sans permis.
Un contrôle technique chaque année
En effet, Bruxelles a déposé une proposition le 24 avril dernier, visant à rendre le contrôle technique obligatoire tous les ans. Une mesure qui concernerait alors seulement les voitures âgées de plus de dix ans. Cependant, elle doit encore être débattue et votée par le Parlement Européen. Ensuite, les pays membres devront l’adopter, mais rien n’est encore fait pour le moment. Et du côté du gouvernement français, on ne veut pas en entendre parler. Et pour cause, le ministre des transports, Philippe Tabarot s’est dit « résolument opposé » à cette mesure. Il estime que cette dernière « pourrait toucher des millions de Français » et qu’elle est « une contrainte de plus, une dépense supplémentaire que nos concitoyens n’ont pas demandé et dont ils n’ont certainement pas besoin ».
Même son de cloche du côté de Benjamin Haddad, ministre chargé de l’Europe. Ce dernier qualifie cette mesure de « profondément injuste ». Pour le gouvernement, elle pourrait concerner un véhicule sur deux en circulation. Or, elle viserait notamment les automobilistes les plus modestes, ce qui fragiliserait encore leur pouvoir d’achat. En revanche, l’État s’est dit favorable aux autres propositions. Dont celle pour la lutte contre la fraude des compteurs kilométriques et détection des véhicules à fortes émissions. Le contrôle technique sera donc conservé tous les deux ans, avec une amende de 135 € pour ceux qui ne respectent pas cette obligation.


