Road-trip entre Paris et Mulhouse au volant de la gamme Ferrari

A l’occasion de l’inauguration de sa nouvelle concession SF Grand Est, Ferrari nous a convié à un road-trip entre Paris et Mulhouse au volant de plusieurs modèles de sa gamme.

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C’est une invitation que l’on ne peut pas refuser : passer deux jours au volant des Ferrari Portofino, GTC4 Lusso T (retrouvez notre essai de la version atmosphérique) et 812 Superfast, le temps d’un road-trip entre Paris et Mulhouse pour découvrir la toute nouvelle concession de la marque au cheval cabré, SF Grand Est. Sur le papier déjà, l’idée est déjà séduisante, mais c’est véritablement une fois le jour venu que nous prenons véritablement la mesure de ce qui nous attend, à peine arrivés dans la concession Charles Pozzi de Levallois. Dans cet écrin dédié à Ferrari, se côtoient anciennes gloires et dernières nouveautés, le tout dans un cadre faisant plus penser à un décor de film qu’à un atelier. Tout est calme, et surtout étonnement propre pour un garage, et seulement de temps en temps retentit le son d’un capot qui se ferme, venant troubler quelques secondes le silence ambiant. Puis dans un coin, bien cachées au fond de l’atelier, trois sportives ornées du blason ayant fait rêver des générations entières : ce sont elles, nos montures du week-end.

Trois beaux pur-sang italiens qui nous conduiront d’ici quelques minutes sur la route menant jusqu’en Alsace. C’est donc au volant de la Portofino que nous débuteront notre voyage, qui commencera par une traversée du périphérique parisien, l’occasion de narguer gentiment tous ceux qui vont travailler, en se souvenant que nous aussi, nous serions normalement déjà au bureau à cette heure-là. Nous voilà donc partis pour plus de cinq heures de route, en direction de la région des cigognes et du vin, que nous n’aurons pas forcément le temps de goûter cette fois-ci, mais qu’importe, il attendra, car c’est pour l’heure au volant de nos italiennes que nous espérons trouver l’ivresse.

Essai Ferrari Portofino : piloter cheveux au vent

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Pour cette première partie du voyage, nous découvrons une Portofino très plaisante, et étonnement polyvalente, se fondant presque parfaitement dans la jungle urbaine, si ses lignes plus que reconnaissables ne venaient pas trahir ses nobles origines. Si les 600 chevaux, issus de son V8 3,9 litres biturbo sont bel et bien présents, comme nous le verrons plus tard, ceux-ci se montrent très discrets en ville, bien que la sonorité rauque de l’échappement confirme qu’ils ne demandent qu’à s’exprimer, ce qu’ils auront l’occasion de faire un peu plus tard dans la journée. Avec son 0 à 100 km/h abattu en seulement 3,5 secondes, les voies d’insertion sont un vrai plaisir, et sans doute la seule occasion de véritablement pouvoir accélérer en toute légalité. Nous découvrons alors une autre facette de cette Portofino qui, sans être une véritable routière, sait se montrer à l’aise sur les voies rapides, profitant d’un amortissement ferme, certes, mais qui reste toutefois correct, même pour un long trajet.

Par ailleurs, une fois la capote remise en place après quelques kilomètres à ciel ouvert, l’ensemble se montre parfaitement insonorisé, sans pour autant trop gommer le son du V8, qui reste présent sans jamais être lassant. Si cruiser sur autoroute n’est pas forcément la vocation première de cette Portofino, qui sera sans doute plus à son aise sur le bord de mer, il faut avouer qu’elle se débrouille plutôt bien, offrant tout le confort IMG_2596nécessaire à un trajet serein. Mais vous l’aurez compris, c’est sur les petites routes sinueuses que la sportive italienne révèle tout son potentiel, comme nous avons pu le tester dans les quelques virages menant au sommet du Ballon d’Alsace. Des courbes dans lesquelles l’italienne se glisse sans encombres et en ressort aussitôt, sans aucune prise de roulis et avec une très bonne stabilité. Attention, cela ne signifie pas que le comportement de cette Portofino soit aseptisé, bien au contraire, grâce à sa boîte robotisée à sept rapport et double embrayage, qui envoie l’intégralité de la puissance et des 760 Nm de couple sur les roues arrière faisant jouer l’arrière-train une fois les aides à la conduite désactivées.

Agile à souhait, le cabriolet de Maranello profite d’une architecture propice au plaisir et à la performance, avec un châssis en aluminium lui permettant d’afficher un poids de 1.545 kg, en-dessous de sa devancière, la California. Seul petit regret, la direction qui aurait sans doute gagné à être encore un peu plus consistante, mais cela aurait évidemment nuit à la polyvalence de celle qui constitue actuellement l’entrée de gamme du constructeur. Un terme qui prend ici un sens totalement différent de  ce que l’on connaît d’habitude, alors que le prix d’appel est affiché à partir de 193.410 €, hors options bien sûr, celles-ci pouvant facilement faire flamber la facture. Quoi qu’il en soit, et hormis quelques petits détails perfectibles, tels que l’ergonomie du poste de conduite ainsi que la pédale de frein manquant de réactivité en début de course, la Portofino reste une vraie réussite, avec une belle motricité et un comportement joueur si on le souhaite, selon les envies.

Essai Ferrari 812 Superfast : la perfection ?

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Après avoir longtemps pu prendre en main la Portofino, il faut tout de même avouer que nous avions hâte de grimper enfin à bord de la 812 Superfast, qui sera par ailleurs le modèle le plus cher des trois bolides de notre road-trip. Il faut dire que sur le papier, la GT a de quoi faire rêver, avec son V12 6,5 atmosphérique, une espèce en voie de disparition à l’heure de l’électrification et des normes toujours plus restrictives. Mais Ferrari évolue dans un autre monde, celui des sportives de luxe, où tout est alors possible tant qu’il y a des clients pour ça. Et des clients, il y en a, et nous aimerions beaucoup en faire également partie si notre budget nous le permettait. Qu’importe, cette 812 Superfast sera la nôtre pour quelques heures, le temps d’apprécier les qualités de la Ferrari de série la plus puissante de l’histoire de la marque. Mais il suffit simplement de s’asseoir derrière le volant de la sportive et d’appuyer sur l’accélérateur pour prendre toute la mesure de la situation, le son strident de l’échappement nous faisant enfin réaliser la chance que l’on a. Mais assez parlé, il est désormais temps de voir ce que cette Superfast a dans le ventre, et pour cela, direction une fois encore les routes sinueuses d’Alsace, notre nouveau terrain de jeu favori.

Un peu plus lourde que la Portofino, avec un poids total de 1.630 kg, la 812 Superfast n’en est pas moins amusante, et n’a aucun mal à lui coller au train lorsque le rythme s’accélère. Si la stabilité et la motricité sont évidemment au rendez-vous, grâce à un amortissement et un châssis aux petits oignons, ainsi qu’aux roues arrière directrices, la sportive fera aussi la différence en ligne droite, avec ses 800 chevaux prêts à en découdre. Moteur atmosphérique oblige, il faudra grimper dans les tours pour profiter des 718 Nm de couple, qui déboulent sur les roues arrière à partir de 7.000 tr/min. En résulte un comportement joueur très plaisant, pour peu que l’on sache maîtriser l’engin, IMG_2525sous peine de se laisser emporter par sa ferveur. Toutefois, pas moins de cinq modes de conduite sont disponibles via le manettino situé sur le volant, permettant de choisir entre un comportement plus prudent, avec toutes les aides activées ou au contraire, un caractère bien plus permissif (et plus amusant) en mode Race. Enfin, la boîte de vitesse robotisée à double embrayage et sept rapports est là encore une précieuse alliée, permettant grâce à ses passages de rapports sans aucun temps de latence à la 812 Superfast d’abattre le 0 à 100 km/h en seulement 2,9 secondes. Si la gestion de boîte est bien sûr excellente, c’est encore avec les palettes au volant que le plaisir sera vraiment décuplé, d’autant plus qu’elles sont idéales à prendre en main grâce à leur forme ergonomique.

Bardée de systèmes électroniques, la Ferrari 812 Superfast se pilote avec une facilité déconcertante et jouit d’une excellente motricité en courbes, avec un train avant se dirigeant exactement là où l’on souhaite le mener. Attention toutefois, la bête n’est pas forcément à mettre entre toutes les mains une fois les aides désactivées, le train arrière ayant tendance à se montrer bien plus prompt aux glissades, logique lorsque l’on sait que les 800 chevaux y sont directement envoyés. Sans faire aucun compromis entre les performances, les sensations et le confort, la 812 Superfast justifie chacun des 287.424 € qu’il faudra dépenser pour l’acquérir. De là à dire qu’elle est parfaite ? Sans aucun doute, mais l’on pourra tout de même critiquer un certain manque d’ergonomie dans l’habitacle, que l’on pardonnera toutefois sans trop de difficultés.

Zoom sur la concession Ferrari SF Grand Est

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C’est au terme d’une journée riche en sensations fortes que nous découvrons enfin la toute nouvelle concession Ferrari SF Grand Est, à l’occasion d’une soirée d’inauguration réunissant plus de 400 invités, majoritairement clients. C’est dans une ambiance festive que nous parcourons les quelque 4.500 m2 dédiés aux modèles de la marque au cheval cabré, divisé en plusieurs pièces toutes plus grandioses les unes que les autres. Outre les espaces d’expositions pour les véhicules neufs et d’occasion, nous avons également eu le privilège de visiter les ateliers, un vrai paradis pour passionnés où se côtoient Ferrari LaFerrari et F50 dans un cadre digne d’un film de science-fiction. Les murs et le sol d’un blanc immaculé faisant parfaitement ressortir les superbes carrosseries des sportives passant au bloc pour une visite de routine ou une opération à cœur ouvert.

L’ensemble de la gamme actuelle est exposé dans ce bel écrin imaginé par les architectes de SF Grand Est et représentant le dernier exemple de l’identité de la marque. C’est donc accompagnée de Jérémy Mennechet, directeur de la concession et d’Enrico Galliera, directeur marketing de Ferrari, que nous avons pu découvrir les modèles actuellement proposés à la vente par la marque de Maranello, et notamment la toute nouvelle F8 Spider, qui a fait le déplacement pour sa première apparition en dehors de l’Italie. Une IMG_2636belle surprise, mais qui n’aura pas été la seule de cette soirée, puisqu’étaient également conviées deux des modèles les plus désirables produits par la firme : la Monza SP1 ainsi que la toute nouvelle SF90 Stradale et ses 1.000 chevaux issus de sa motorisation hybride alliant trois moteurs électriques à un V8 4,0 litres de 780 chevaux. Celle qui incarne ici le futur de la marque a su s’attirer les faveurs des invités, tous massés autour de cette bête dont le prix devrait se situer entre 400 et 500.000 €. De notre côté, c’est du côté de l’espace réservé aux véhicules historiques que nous continuerons cette visite, en découvrant quelques beautés, dont une superbe 250 GT trônant près des grandes baies vitrées. Enfin, nous terminerons notre balade au sous-sol, accueillant d’ordinaire les véhicules des clients via un service de gardiennage 24h/24 mais s’étant étoffé pour l’occasion de quelques pépites, dont une 599 GTO ou encore une 488 Pista, entre autres…

C’est ainsi que se termine notre road-trip entre Paris et Mulhouse, après deux jours au volant de sportives d’exception, dont il aura été difficile de laisser les clés au terme de notre aventure. Un grand merci encore à la concession SF Grand Est pour son invitation, ainsi qu’à Guillaume Ettori et Thomas Malaval pour l’organisation de cet évènement hors du commun !

Marie Lizak

 

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