Road-trip angevin en Peugeot 308 GTi

A l’occasion d’une petite remise à niveau et pour fêter le retour des beaux jours, nous avons emmené la Peugeot 308 GTi sur les belles routes de l’Anjou. Attachez vos ceintures pour un road-trip placé sous le signe de la gastronomie et du plaisir.

Peugeot 308 GTi jantes coupe franche blanc noir 

Le printemps est de retour, et avec lui, reviennent aussi les envies de voyages. Et peu importe si c’est au bout du monde ou à quelques centaines de kilomètres, un road-trip, ça ne se refuse pas, surtout au volant d’une voiture que l’on connaît et apprécie toujours autant : la Peugeot 308 GTi. Après l’avoir emmenée en Alsace l’an dernier, c’est désormais en Anjou, région culturelle correspondant en réalité au Maine-et-Loire que nous avons décidé de conduire cette sportive, qui a bénéficié d’une petite remise à niveau il y a quelques mois. En effet, passage au cycle WLTP oblige, la lionne sochalienne a dû revoir sa puissance à la baisse, passant de 270 et 263 chevaux. Quelques équidés de perdus donc, mais une nouvelle coupe franche blanche et noire de gagnée, venant se greffer aux bleues et rouges déjà disponibles.

Après avoir récupérer notre monture à l’usine de Poissy, comme d’habitude, il est donc l’heure de prendre la route en direction de Saumur. Un trajet ensoleillé qui nous aura permis de reprendre nos marques au volant d’une voiture que l’on connaît déjà bien. Facile à prendre en main, la Peugeot 308 nous séduit toujours par son intérieur très ergonomique et bien pensé, même si l’ensemble a pris quelque peu de l’âge, surtout après avoir découvert la 508 et surtout, la nouvelle 208 et son combiné numérique. S’il n’est ici pas présent en raison de l’âge avancé de la compacte née en 2013, il devrait faire son apparition sur la 3ème génération, qui pourrait de son côté être révélée l’an prochain. Bref, l’ensemble reste une vraie valeur sûre, même si l’on regrette quelques plastiques durs pas toujours très flatteurs. La sportivité est quant à elle apportée par les détails rouges, que l’on retrouve sur le volant en cuir ainsi que les sièges surpiqués et le levier de vitesse de la boîte manuelle à six rapports.

Les paysages se suivent et se ressemblent le long de la départementale que nous empruntons depuis quelques heures déjà, alors que le soleil nous escorte timidement depuis le départ. A vitesse constante et en mode normal, notre monture se montre relativement calme, avec un échappement très discret, dont le son en est plus gommé par la très bonne insonorisation. En revanche, et malgré sa grande polyvalence, la Peugeot 308 GTi reste tout de même assez ferme, avec des suspensions rigides avant tout pensées pour être un bon compromis entre confort relatif et sportivité, sans avoir recours à un amortissement piloté. En résulte logiquement un comportement sécurisant, avec une prise de roulis quasi-inexistante. Une petite prouesse que l’on doit également à la plateforme EMP2 connue et reconnue pour ses qualités, dont nous parlerons plus en détails un peu plus tard.

Escapade sportive…

essai Peugeot 308 GTi dynamique sportive jantes puretech essence

Après plus de cinq heures de route en ayant soigneusement évité l’autoroute pour profiter de la campagne et des voies à 80 km/h, le majestueux château de Saumur nous apparaît enfin, surplombant la ville, un peu triste sous le voile gris qui la recouvre. Bâti entre le X et le XVIème siècle, l’édifice est classé monument historique depuis 1964 et est ouvert au public pour des visites de l’intérieur et du jardin. Une jolie balade qui permet d’admirer la Loire et la ville de haut,une vue qui vaut le détour si vous passez dans le coin. De notre côté, la balade continue au volant de notre 308 GTi, qui aura tout de même eu besoin d’un petit ravitaillement bien mérité. Toutefois, la consommation reste plutôt raisonnable, avec une moyenne lors de notre essai située à 8 litres aux 100 km, malgré une conduite pas toujours écologique. Sur le papier, Peugeot annonce de son côté 6,5 litres selon le cycle WLTP, ce qui reste donc plutôt cohérent et raisonnable, le tout pour des émissions de 148 g/km, soit un malus de 1.373 €.

Si le quatre cylindres 1,6 litre PureTech que l’on connaît déjà bien et qui équipait également la Peugeot 208 GTi est ici conservé, celui-ci a dû subir quelques évolutions pour mieux coller au nouveau cycle d’homologation WLTP. Il perd donc sept chevaux au passage, abaissant donc sa puissance à 263 chevaux contre 270 auparavant, pour un couple en légère hausse, culminant désormais à 340 Nm. Des évolutions qui ne se ressent pas forcément dans la conduite, qui demeure toujours aussi dynamique, avec un 0 à 100 km/h abattu en 6 secondes, pour une vitesse maximale bridée à 250 km/h.

Rien de nouveau donc à ce niveau-là, mais toujours un même plaisir intact. Celui-ci est accentué en mode Sport, avec un combiné qui se pare de rouge et un accélérateur répondant plus rapidement. On regrette une fois encore la fausse sonorité sortant des enceintes, que l’on rêverait de pouvoir désactiver… mais non. Dommage, car dans l’ensemble, cette configuration est évidemment la plus plaisante lorsque l’on souhaite se faire plaisir, en jouant du levier de la boîte manuelle à six rapports. Et oui, pas de transmission automatique sur cette GTi, ce qui n’est pas vraiment handicapant, lorsque l’on sait que la boîte EAT8 ne serait pas forcément la plus adaptée, en raison d’un typage axé sur le confort.

Si l’Anjou n’est pas réputé pour être une région très vallonnée, il n’en reste pas moins que nous avons pu croiser sur notre routes quelques courbes idéales pour révéler tout le caractère de notre Peugeot 308 GTi. Comme toujours, la tenue de route est sans doute l’un de ses meilleurs arguments, et ce grâce à sa plateforme sur laquelle repose notamment les DS 3 et DS 7 Crossback, ainsi que la nouvelle 508, dont nous avions déjà salué le comportement routier dans ses versions berline et break. Là encore, difficile de mettre notre compacte sportive en défaut sur route ouverte, et ce même sous la pluie, de quoi se rassurer sur d’éventuelles glissades. Un résultat qui ne tient pas de la magie mais bien des excellents pneus, ainsi qu’au différentiel à glissement limité Torsen, qui nous aura épaulé plus d’une fois durant ce road-trip. Ce système, qui n’est là encore pas nouveau permet concrètement de répartir le couple entre les roues, afin d’améliorer l’adhérence et l’agilité, sans jamais se mettre en danger.

… et gustative ! 

Peugeot 308 GTi lifestyle avant calandre vin ackerman

Réputé pour sa fameuse douceur angevine, la région aura pourtant cette fois-ci voulu nous mettre à l’épreuve en nous envoyant la pluie comme accompagnatrice pendant ces trois jours. Qu’à cela ne tienne, c’est donc tout naturellement vers les caves, nombreuses autour de Saumur, que nous allons nous diriger pour échapper au mauvais temps. Excellent moyen de découvrir le patrimoine gustatif et surtout vinicole du Maine-et-Loire, celles-ci se comptent par centaines, et c’est celle de d’Ackerman que nous avons choisi de visiter en cette journée, certes maussades, mais qui n’aura pas mis la bonne humeur de côté. Pour seulement 6 € par personne, c’est donc une visite guidée par un iPad d’environ une heure qui attend les curieux, avec au programme de nombreuses explications sur l’élaboration des vins pétillants emblématiques de cette maison, fondée en 1811 par Jean-Baptiste Ackerman. Si la production a aujourd’hui été déplacée dans des lieux plus adaptés, les caves creusés dans le tuffeau, roche notamment utilisée dans la construction des châteaux de la Loire, sont désormais investies par des artistes, au gré des expositions.

Maison AckermanAprès une partie quelque peu laborieuse de boules de fort, un jeu typiquement saumurois, entre le bowling et de la pétanque, c’est finalement l’heure de quitter les lieux, non sans passer par la case dégustation, indispensable pour terminer la visite. Trois vins pétillants nous seront proposés, un blanc, un rosé et un rouge, tous demi-secs et surtout moelleux à souhait. Difficile de ne pas repartir avec une caisse de chaque, et c’est finalement avec une bonne bouteille de Coteaux du Layon, un vin blanc incontournable de la région, que nous repartirons, avec une seule envie : revenir (très) vite.

 

Si la gastronomie saumuroise reste généralement méconnue, elle n’est pourtant pas dénuée d’intérêt, comme nous avons pu le voir à plusieurs reprises. Si vous souhaitez manger local, direction donc l’excellent restaurant troglodyte Les caves de Marson, qui accueille touristes et locaux dans un cadre incroyable. Cachée dans la falaise, cette table incontournable de la région permet de diner entouré de pierres brutes, éclairé à la bougie dans différentes salles s’enfonçant toujours plus loin dans la roche. Un conseil, demandez à la réservation à être installé dans celle du fond, la plus calme et la plus agréable pour profiter pleinement des plats servis par un personnel attentionné et sympathique. Mais, qu’est ce qu’on y mange aux caves ? Des fouées, et uniquement des fouées, faites maison et cuites au feu de bois à l’entrée. Il s’agit concrètement de petites boules de pâte à pizza que l’on fourre ensuite de rillettes, de mogettes, mais également de beurre salé ainsi que de fromage de chèvre, si possible du Saint-Maur. Un repas simple mais toujours apprécié, accompagné là encore de Layon, ou bien de Saumur rouge pour les amateurs, tandis que les plus jeunes pourront se délecter d’un excellent jus de pommes. Bref, une adresse que l’on vous recommande les yeux fermés !

Après trois jours à rouler et surtout, à se régaler de plats typiques cuisinés dans le respect de la tradition, il est désormais temps de reprendre la route du retour, toujours au volant de notre 308 GTi, qui aura une fois de plus su nous confirmer ce pour quoi nous l’apprécions déjà durant ce voyage. Si ce n’est pas forcément la voiture la plus adaptée pour les longs trajets, elle demeure toutefois très polyvalente, alliant sportivité et confort, avec une belle dotation technologique. Notons par exemple le limiteur et régulateur de vitesse ou encore l’accès et le démarrage sans clé. Vous l’aurez compris, c’est sur les routes sinueuses que la sportive sera le plus à l’aise, en respectant les limitations de vitesse, évidemment… et oui, quoi qu’on en dise, pas besoin de se mettre en excès pour apprécier toutes les qualités routières de cette compacte qui a plus que jamais mangé du lion.

Par ailleurs, rassurez-vous, cette variante ne devrait pas être supprimée pour l’instant de la gamme, sa production étant simplement stoppée provisoirement durant l’été, le temps pour les ingénieurs de Peugeot de procéder à quelques ajustements afin de mieux coller aux normes européennes. La sportive devrait perdre au passage quelques chevaux, mais pas d’inquiétude, l’effet ne devrait pas être trop dévastateur. Il suffit de prendre le volant de cette version amputée de sept chevaux pour se rendre compte que la baisse n’est que sur le papier, les performances n’étant en rien impactées par cette petite perte.

Marie Lizak

Infos pratiques :

Maison Ackerman

  • 19, rue Léopold Palustre – CS 84002 ST HILAIRE ST FLORENT – 49412 SAUMUR CEDEX

Les Caves de Marson 

  • 1 Rue Henri Fricotelle, 49400 Rou-Marson

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