Essai DS 7 Crossback PureTech 225 : savoir-faire à la française

Véritable succès depuis son lancement, le DS 7 Crossback séduit par son look et ses prestations haut de gamme, offrant un souffle nouveau à DS. Une Fille au Volant a pris le volant du SUV dans sa version PureTech 225, pour une belle balade automnale.

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Il y a plus d’un an était dévoilé le tout nouveau DS 7 Crossback. Déjà plébiscité par la presse et le public, le SUV a pourtant véritablement connu son heure de gloire lors de la cérémonie d’investiture d’Emmanuel Macron, qui l’avait alors choisi dans une sobre teinte grise pour descendre les Champs-Elysées, sous un ciel qui l’était tout autant. Effet présidentiel ou pas, les clients ont rapidement été au rendez-vous, puisque ce ne sont pas moins de 31.754 unités qui ont été vendues au premier semestre 2018 à travers le monde. Un succès, qui permet à DS de souffler un peu, après les nombreuses critiques déplorant un manque de nouveautés au sein d’une gamme un brin vieillissante, avec une DS 3 en poste depuis plus de huit ans.

Il faut dire que la marque, et surtout ses designers, ont fait fort pour ce DS 7 Crossback, qui adopte un style sans fausses notes, multipliant les détails très travaillés, relevant parfois presque de l’art. Marquant le haut de gamme au sein du groupe PSA, le SUV se distingue sans cannibaliser ses frères Citroën C5 Aircross et Peugeot 3008, grâce à un positionnement premium affirmé, lui permettant de rivaliser sans difficulté avec les Jaguar E-Pace, Volvo XC60 et autres Mercedes GLC. Outre un catalogue d’équipements prometteur, la gamme de motorisations devrait là encore lui donner toutes les armes pour se faire une place sur le marché, avec des versions essence et diesel dont les puissances s’échelonnent entre 130 et 225 chevaux.

C’est donc dans sa version la plus performante que nous avons choisi ce DS 7 Crossback, pour un essai résolument placé sous le signe du haut de gamme à la française. L’occasion de comprendre l’engouement autour de ce baroudeur des villes, qui se veut à la fois esthétique et polyvalent, tout du moins sur le papier. Qu’en est-il vraiment sur la route ? C’est ce que nous avons voulu vérifier à son volant, le temps d’un week-end prolongé dans la fraîcheur automnale.

Essai DS 7 Crossback PureTech 225 : un look ravageur

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 Il suffit de voir les têtes qui se tournent vers notre DS 7 Crossback pour comprendre que les designers de la marque ont effectué un gros travail sur l’esthétique. Exit la silhouette parfois pataude et généralement peu élégante de la majorité des SUV du marché, ici tout a été fait pour le rendre séduisant et nous guérir (un peu) de notre indigestion pour des véhicules haut sur pattes, que l’on adore détester. Ici, tout semble réussi, de la face avant, au caractère affirmé mais sans agressivité, à l’arrière, sublimé par ses feux effilés, taillés à l’intérieur comme une pierre précieuse. Oui, on l’aime ce DS 7 Crossback, avec ses grosses roues de 20 pouces et son style, qui attirent irrésistiblement le regard, et notamment sa face avant, agrémentée de feux à LED à la cinématique fascinante au démarrage.

En termes de proportions, le DS 7 Crossback est globalement bien équilibré, bien que très imposant. Et pour cause, avec une longueur de 4,57 mètres, il dépasse de loin ses rivaux, tout en affichant une hauteur de 1,63 mètre, avec une garde au sol surélevée de 19 cm, lui donnant des airs de baroudeurs des villes, laissant tout de même croire à quelques capacités off-road que nous avons hâte de pouvoir tester. L’ensemble se montre très réussi, grâce à un mariage habile entre les lignes droites et tendues de l’avant et des flancs, ainsi que les traits plus arrondis de l’arrière, les deux contrastant pour créer un style consensuel, certes, mais tout de même audacieux.

Si la DS 3 originelle, ainsi que la nouvelle DS 3 Crossback tout juste dévoilée au Mondial de Paris jouent à fond la carte de la personnalisation comme argument de vente, c’est loin d’être le cas du DS 7 Crossback, bien plus sage à ce niveau-là. Normal, et quoi qu’on en dise, la citadine -désormais devenue SUV- est avant tout destinée à une clientèle urbaine et surtout féminine, qui ne souhaite pour rien au monde avoir la même voiture que le voisin ou le collègue de bureau. De son côté, son grand frère s’attache, certes à son image, mais sans faire dans le futile, et se contente donc d’une belle palette tout de même de neuf teintes de carrosserie, dont le superbe Or Byzantin de notre version d’essai. Une couleur de lancement qui lui va d’ailleurs si bien, et qui peut, au choix, être associé à l’un des huit styles de jantes proposés, dont les jantes 20 pouces Tokyo dont notre version était chaussée.

Essai DS 7 Crossback PureTech 225 : beauté intérieure

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Contrairement à certains constructeurs qui misent tout sur l’extérieur pour révéler, une fois les portes ouvertes, un habitacle finalement basique, voire même décevant, DS a offert à son DS 7 Crossback un poste de conduite à la hauteur des attentes. Et pour cause, si l’écrin est beau, l’intérieur l’est tout autant, avec des matériaux haut de gamme comme le cuir Nappa, livré de série avec l’inspiration Opéra de notre version d’essai, tandis que les assemblages sont quant à eux très soignés. Normal, me direz-vous, pour un véhicule aux ambitions premium, se rêvant à chasser sur les terres d’Audi et BMW, et qui ne devrait avoir aucun mal à réussir ce pari, à en voir l’attention portée aux détails par la marque. Il suffit en effet de jeter un œil à l’attache de la ceinture, recouverte de feutrine noire pour s’en rendre compte, tandis que la planche de bord est surmontée d’un cadran exclusif signé B.R.M, un horloger français, évidemment.

En revanche, si l’on apprécie l’énorme travail réalisé par des équipes du constructeurs en ce qui concerne l’esthétique générale de l’intérieur, on déplore toutefois un cruel manque d’ergonomie au niveau des diverses commandes. La principale critique revient au bouton des warnings, très éloigné du conducteur, comme on pouvait déjà le voir sur la Citroën C5. L’idée de l’hommage n’est en soi pas forcément mauvaise, mais on aurait aimé que celui-ci soit matérialisé d’autre autre manière. Tant pis. Outre quelques petits soucis pratiques, l’intérieur de ce DS 7 Crossback reste donc très plaisant, et accueille généreusement ses passagers, qui peuvent prendre place avec aisance à l’avant comme à l’arrière, grâce notamment à un empattement de 2,74 mètres tout de même. De son côté, le coffre de 555 litres est globalement supérieur à la concurrence, notamment face aux 505 litres de la Volvo XC60, même s’il reste légèrement inférieur aux 577 litres du Jaguar E-Pace.

Au chapitre des équipements, le DS 7 Crossback est plutôt bien doté, avec son écran tactile de 12 pouces, le plus grand face aux Peugeot 3008 et Citroën C5 Aircross, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto, tout en intégrant la navigation GPS ainsi que l’ensemble des fonctionnalités de confort. Le design est quant à lui bien plus travaillé que sur ses deux cousins, avec des graphismes originaux, reprenant la fameuse trame DS avec des formes anguleuses et un code couleur élégant. En plus de l’écran, le conducteur peut également profiter d’un combiné d’instrumentation numérique de 12 pouces personnalisable. Si la technologie est identique à celle utilisée pour les deux autres grands SUV, nous retrouvons là encore un design bien particulier, mais à l’affichage toujours très clair. Enfin, la dotation est également complétée par le système Hi-Fi Focal Electra à 14 haut-parleurs, en option moyennant un chèque de 1.000 €, offrant aux occupants une expérience musicale inédite, à la hauteur des ambitions premium de ce DS 7 Crossback.

Essai DS 7 Crossback PureTech 225 : le confort avant tout 

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Si plusieurs niveaux de puissances sont proposés sur ce DS 7 Crossback, c’est presque sans aucune hésitation que nous avons jeté notre dévolu sur le 1,6 litre PureTech 225, venant coiffer la gamme. Déjà testé et approuvé avec la nouvelle Peugeot 508, ce quatre cylindres s’annonce donc comme le plus performant de la gamme, et devrait également être très apprécié, puisque la majorité des clients optent actuellement pour les versions les mieux équipées et motorisées. Il faut dire qu’il s’agit là d’une excellente alternative en attendant la version E-Tense de 300 chevaux, qui débarquera en septembre 2019, confirmant les ambitions haut de gamme de la division premium du groupe PSA. Bref, il faudra pour l’instant nous contenter de nos 225 chevaux, qui restent tout de même largement suffisants, quoi qu’en disent les éternels insatisfaits rêvant d’un V6 sous le capot d’une française.

Avec ses 300 Nm de couple, son 0 à 100 km/h en 8,2 secondes et sa vitesse maximale culminant à 234 km/h, notre version d’essai se veut plutôt dynamique, malgré un typage confort évident. En effet, si l’accélération est loin d’être fulgurante, le moteur se révèle très plaisant et a surtout su faire ses preuves au fil des années, puisque c’est le même que l’on retrouve sous le capot de la Peugeot 308 GTi, bien qu’il ait tout de même été largement modifié. Mais qu’importe, la base est là, et elle est plus que bonne. La boîte EAT8 se révèle quant à elle toujours aussi douce et confortable, avec des passages de rapports imperceptibles et une gestion très intelligence, et l’on ressent une vraie différence entre le mode Sport et le mode Normal, contrairement à certains modèles. En résulte un comportement toujours très souple mais qui gagne quelque peu en dynamisme si on le souhaite, même si l’usage des palettes reste plus adapté.

Avec sa suspension pilotée, le DS 7 Crossback se montre logiquement très confortable et polyvalent, que ce soit sur route comme sur les graviers, comme nous avons pu le tester durant ce week-end. Au total, quatre modes de conduite sont disponibles, même si nous avons eu une petite préférence pour la configuration Sport, plus dynamique, mais pas forcément au détriment du confort. En effet, le système DS Active Scan Suspension, composé d’une caméra analysant la route sur 25 mètres et adaptant l’amortissement en fonction du relief se montre très efficace et permet d’éviter les secousses inutiles. Il n’en reste pas moins que la plateforme EMP2 sur laquelle repose notamment les Peugeot 3008 et 508 reste diablement efficace et offre une tenue de route à route épreuve, même si les 1.425 kg se font bien sentir.

En ville, et malgré son gabarit qui pourrait en effrayer certains, le DS 7 Crossback se révèle bluffant, avec son diamètre de braquage de seulement 10,45 mètres, soit l’un des meilleurs de la catégorie, tout simplement. En résulte des manœuvres d’une facilité déconcertante, que l’on doit également à une direction très souple à basse vitesse, offrant tout de même une très bonne remontée d’informations. La visibilité est globalement assez bonne, et les nombreuses assistances à la conduite proposées, dont la vision à 360° ainsi que la caméra de recul sont d’une aide précieuse, dans un environnement urbain pas toujours propice à faciliter le stationnement. Très bien insonorisé, ce DS 7 Crossback se montre aussi très agréable à vivre sur l’autoroute, garantissant en plus des reprises efficaces grâce à une boîte à huit rapports très bien étagée et sachant parfaitement s’adapter au style de conduite.

Avec une consommation moyenne annoncée à 5,9 litres en cycle mixte et un peu plus en conditions réelles, le SUV DS reste assez sobre par rapport à ses rivaux, et notamment l’Audi Q3 2,0 litres TSFI 180 et ses 6,7 litres. Une réussite qui s’explique notamment par la boîte EAT8, garantissant des passages de rapports parfaitement adaptés, qui se traduisent par des émissions réduites de 4 % par rapport à l’EAT6. Enfin, avec des émissions de 134 grammes de CO2 par kilomètre, le DS 7 Crossback affiche un malus de 540 €.

Au chapitre des équipements, le DS 7 Crossback fait le plein de technologies, avec notamment le DS Night Vision, offrant, comme sur la Peugeot 508 que nous avons testé il y a quelques mois, une vision de nuit grâce à une caméra infrarouge placée dans la calandre. S’affichant sur le combiné, ce dispositif signale les piétons par une alerte visuelle et sonore et se montre très efficace, permettant de voir dans le noir le plus complet sur une distance de 300 mètres. Notons également le DS Connectd Pilot, agissant comme un assistant de conduite semi-autonome associant le régulateur adaptatif à l’assistance au maintien de voie. Très efficace et particulièrement utile sur autoroute, il permet de déléguer la conduite sans pour autant quitter la route des yeux, garantissant un trajet un peu plus reposant sans être crispé sur le volant. Outre ces technologies innovantes, sans être forcément spécifiques à DS puisque l’on retrouve des équivalents chez Peugeot et Citroën, ce DS 7 Crossback se dote également de nombreux autres équipements. Dès l’entrée de gamme So Chic, nous le SUV est livré avec l’alerte attention conducteur, le limiteur-régulateur de vitesse ou encore l’écran tactile de huit pouces, une dotation très intéressante, face à une concurrence germanique qui peine à être à la hauteur sur ce point.

Essai DS 7 Crossback PureTech 225 : pour résumer

DS 7 Crossback 2018 logo arrière coffre

Loin de cannibaliser ses cousins, les Peugeot 3008 et Citroën C5 Aircross, le DS 7 Crossback s’en distingue par une conduite plus confortable et un positionnement plus premium. Ce n’est sans doute pas pour rien que le président de la République a jeté son dévolu dessus, tant il représente avec brio l’élégance et le raffinement à la française, tous deux reconnus dans le monde entier. Avec son look sophistiqué, son intérieur aux finitions travaillées et sa philosophie haut de gamme mais jamais , le SUV est une vraie réussite et joue à merveille son rôle de porte-étendard du groupe PSA.

Affiché à partir de 49.300 € en version Grand Chic comme notre version d’essai, le DS 7 Crossback vaut parfaitement son prix, par rapport à une concurrence allemande, certes un peu moins chère, mais surtout beaucoup moins équipée. A titre d’exemple, le Français, dans ce niveau de finition est notamment livré de série avec la boîte à gant réfrigérée, le chargeur sans fil, le système de suspensions pilotées DS Active Scan Suspension ainsi que le combiné numérique de 12 pouces. Une belle dotation, qui lui permet largement de se distinguer de ses rivaux, tout en faisant rayonner l’image des constructeurs français à travers le monde.

Avec plus de 7.058 exemplaires vendus en France entre janvier et septembre dernier, le DS 7 Crossback se place loin devant son principal rival, l’Audi Q3, et le Volvo XC60, son second principal concurrent. Preuve s’il en fallait encore que les marques françaises ont de beaux jours devant eux, et il suffit de voir le monde massé sur les stands PSA, Alpine et Renault lors du dernier Mondial de Paris pour s’en apercevoir. La fin de la suprématie des marques allemandes ? De là à le dire de manière tout à fait sérieuse, il n’y a qu’un pas.

  • Prix de base du DS 7 Crossback : 30.600 €
  • Prix de base du modèle essayé (hors options) : 46.700
  • Prix du modèle essayé (avec options) : environ 57.640 €

Marie Lizak

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