Road-trip : balade dans le Saumurois en Peugeot 508

A peine lancée, nous avons emmené la nouvelle Peugeot 508 en balade dans le Maine-et-Loire, entre Chinon et Saumur. L’occasion de découvrir quelques spécialités locales et de tester les capacités routières de la berline sochalienne.

 Peugeot 508 GT Line PureTech 180 EAT8 avant dynamique

En décembre dernier, nous avions emmené la Peugeot 308 GTi sur ses terres natales, à l’occasion d’un road-trip hivernal entre l’Alsace et la Franche-Comté. Cette fois-ci, et alors que les températures sont désormais plus clémentes que le beau temps est une invitation au voyage, nous repartons cette fois-ci plus au sud, pour une balade entre Chinon et Saumur.

Pour ce nouveau voyage, nous avons logiquement jeté notre dévolu sur la toute nouvelle Peugeot 508, dans sa version GT Line PureTech 180 EAT8, quelques semaines à peine après avoir pris en main la déclinaison 225 chevaux. C’est donc une fois encore à l’usine de Poissy que nous prenons possession de notre monture du week-end, qui nous accompagnera pour un voyage de près de 1.000 km, à travers les champs et les vignes, sous le soleil estival.

C’est dans sa superbe teinte rouge Ultimate, en option au prix de 920 € que notre lionne nous apparaît, prête à partir, chaussée de jantes alliage 18 pouces bi-ton diamantées, livrées quant à elles de série. Si son design nous avait déjà conquis lors de notre précédent essai à Monaco, cette version GT Line, qui reste dans notre configuration très proche de la GT venant coiffer la gamme, nous plaît donc toujours autant. Avec ses petits airs de coupé fastback mais son gabarit de grande berline, la sochalienne arbore un style résolument affirmé, avec une face avant agressive sans trop en faire grâce à ses crocs lumineux et ses lignes franches. L’arrière, bien posé sur les roues nous plaît tout autant et donnerait à cette 508 des faux-airs de Ford Mustang.

De Paris à Chinon en Peugeot 508

Peugeot 508 GT Line rouge ultimate

Une fois les bagages rangés dans le coffre, allant de 487 à 1.537 litres une fois la banquette arrière rabattue et légèrement plus petit que la précédente génération, il est l’heure de quitter Paris en direction de Chinon, située à plus de 250 km d’ici. Pas d’autoroute pour cette fois-ci, mais une balade à 80 km/h le long des belles nationales incitant pourtant à la vitesse. Tant pis, ce sera l’occasion pour nous d’admirer le paysage, mais aussi de tester le confort de notre berline, sur des routes pas toujours très bien entretenues. Avec ses liaisons au sol entièrement retravaillées depuis la première génération, la berline se montre souple sur les petites bosses, mais sans être molle, un défaut que l’on pourrait par exemple reprocher aux suspensions à butées hydrauliques chez Citroën. Les suspensions pilotées offrent quant à elles un amortissement idéal selon le mode choisi, oscillant toujours entre confort et dynamisme, sans jamais être trop.

Justement, la présence du sélecteur de modes de conduite, offrant quatre configurations (Eco, Normal, Confort et Sport) permet de modifier certains paramètres de la voiture, et notamment la réponse de l’accélérateur. Notre choix ira logiquement vers le mode Sport, qui, à défaut d’être véritablement sportif reste toutefois plus dynamique que les autres. La boîte automatique EAT8, déjà présente sur plusieurs modèles de la gamme est comme toujours très typée confort, et il sera difficile d’aller chercher les sensations, même avec les palettes au volant. Néanmoins, les 180 chevaux sont bel et bien présents, et offrent d’ailleurs peu de différences avec la version 225. Autant dire qu’il y en a quand même sous le capot, et ça se sent, malgré une certaine souplesse qui n’est pas pour nous déplaire dans une berline avant tout destiné aux grands voyages.

 

Avec un 0 à 100 km/h abattu en 7,9 secondes, la Peugeot 508 PureTech 180 reste donc assez proche de la 225, qui effectue quant à elle le même exercice en 7,3 secondes. Peu de différences donc en termes de performances, mais également de comportement, les deux bénéficiant d’une tenue de route dans la lignée des autres modèles de la gamme. Littéralement rivée au sol, la berline offre un véritable sentiment de sécurité, même à haute vitesse et en courbes, grâce notamment à sa plateforme EMP2, la même sur laquelle repose d’ailleurs les 308, 3008 et Rifter. Son petit volant lui permet quant à lui de la guider aisément sur les quelques routes sinueuses que nous avons pu parcourir, le train avant étant facilement maîtrisable, tandis que le freinage est quant à lui particulièrement efficace.

Après un voyage de plus de trois heures, l’arrivée à Chinon se fait sous un soleil radieux, et sous le regard des curieux, nombreux à se retourner sur son passage. Devant nous, la forteresse domine la petite bourgade de 8.000 habitants située sur le bord de la Vienne, alors que nous pénétrons les ruelles pour trouver un lieu calme où garer notre berline. La majorité de la ville étant piétonne, il vaut en effet mieux laisser sa voiture de côté pour la visiter, et flâner dans la rue Voltaire, bordée de maisons à colombages et remplie de petits restaurants aux saveurs typiques de la région. Avec de nombreuses spécialités culinaires, la Touraine ne risque pas de décevoir les plus gourmands, qui pourront se régaler de délicieuses rillettes et autres rillons, d’andouillettes mais également de pets-de-nonne, des boules de pâtes à choux frites dans l’huile, à déguster en dessert. Évidemment, la liste est également longue côté vigne, avec quelques très bons vins, dont le Chinon, ainsi que le Vouvray.

Balade touristique autour de Saumur

Peugeot 508 GT Line PureTech 180 EAT8 feux rouge ultimate

Après une nuit avec vue sur la superbe forteresse de Chinon, il est temps de repartir à la fraîche pour une balade aux alentours de Saumur cette fois-ci, avec un beau programme en prévision. Bien installés dans les sièges électriques et massants recouverts de cuir et livrés de série, nous profitons de la route au volant de notre Peugeot 508, qui se dote cette fois-ci de l’i-Cockpit entièrement numérique, que l’on retrouve également à bord de la 3008 notamment. Paramétrable grâce à une molette permettant de choisir les différents types d’affichages, il se montre très complet et constitue un excellent complément à l’écran tactile de 10 pouces. Celui-ci, qui intègre l’ensemble des fonctionnalités tout en étant complété par les touches piano positionnées juste en-dessous se montre globalement satisfaisant. Petit bémol toutefois concernant la navigation, qui nous aura parfois conduit dans des rues trop étroites et fait faire quelques détours pas forcément justifiés.

Un road-trip, en général, ça finit par creuser. Et quoi de mieux qu’une cave troglodyte pour nous restaurer ? Typiques de la région, ces habitations taillées à même la falaise sont parfois transformées en restaurants, comme c’est le cas pour les Caves de Marson, une adresse ouverte depuis 1987. L’occasion de déguster la spécialité locale, les fouées, ces petites galettes à base de froment que l’on remplit de rillettes, Sainte-Maure et autres mogettes. Rendues célèbres par François Rabelais dans son œuvre Gargantua, ce plat emblématique de la région de Saumur s’accompagne de notre côté d’un délicieux Coteaux-du-Layon, un vin blanc moelleux aux saveurs sucrées et très douces. Après un excellent crumble de fruits de saison cuit au feu de bois et une séance photo improvisée devant l’impressionnant édifice, il est l’heure d’attacher à nouveau nos ceintures, en direction de l’aéro-club de Saumur.

 

Situé à seulement 2,5 km de la ville, en pleine campagne, l’aérodrome est principalement utilisé pour l’aviation de loisir et de tourisme, ainsi que le parachutisme, grâce à une piste longue de 1,45 km. C’est sur l’aire de parking que nous avons pu pénétrer, afin de faire quelques clichés de notre 508, grâce à la complicité d’un membre du club. Le lieu est idéal, avec des champs à perte de vue, de superbes avions et au loin, un parachutiste qui fend le bleu du ciel. Si la chaleur est écrasante à cause du soleil tapant de toutes ses forces sur le tarmac, le cadre est idyllique et on ne se lasse pas de photographier notre lionne aux côtés de ces grands oiseaux de métal. A quelques mètres de nous, un pilote et son Pilatus PC-6 viennent tout juste de poser, pour notre plus grand plaisir. Alors que le monomoteur joue les stars aux côtés de la 508, son propriétaire nous questionne quant à lui sur la date de sortie de notre berline, dont la commercialisation est prévue pour le mois d’octobre prochain, dans la foulée du Mondial de Paris. Quelques minutes plus tard, il est déjà temps de quitter les lieux, l’équipage étant prêt pour repartir vers les nuages pour une balade qui, nul doute, devrait être agréable sous ce soleil.

Prochain arrêt : l’Ecole Nationale d’Equitation, à quelques kilomètres seulement de notre point de départ. Fondée en 1972 et rattachée au célèbre Cadre Noir de Saumur, elle a notamment pour but de former les cadres supérieurs de l’équitation et a fusionné en 2010 avec les Haras Nationaux, afin de créer l’Institut français du cheval et de l’équitation. Participant au rayonnement et à la préservation de l’équitation française dans le monde entier, elle est également chargée d’organiser et de préparer les compétitions nationales et internationales, dont les Jeux Olympiques. Répartie sur deux sites, elle possède plus de 300 chevaux et dispose de nombreuses infrastructures, dont dix-huit carrières olympiques, ainsi que l’un des plus grands manèges du monde. C’est donc dans cet endroit dédié aux passionnés que nous nous sommes rendus, avec une lionne qui s’est faite pour l’occasion très discrète, pour ne pas effrayer les pensionnaires des lieux. Week-end obligé, les allées sont particulièrement calme, et seuls les hennissements des chevaux nous accueillent tandis que leurs grands yeux nous surveillent pendant que nous prenons quelques photos de notre belle féline.

Road-trip en Peugeot 508 : le bilan

Peugeot 508 GT Line PureTech 180 EAT8 face avant statique

Après plus de 1.000 km, c’est le cœur un peu lourd que nous avons dû rendre notre Peugeot 508, qui nous a vraiment conquis. Déjà séduits lors de notre essai à Monaco, nous l’avons été encore plus après cette grande promenade, qui nous aura permis de mieux découvrir la berline, dans des conditions variées. Avant tout typée confort, elle n’est en rien destinée à la performance mais reste tout de même très plaisante à conduire, même à haute vitesse. Avec ses suspensions totalement retravaillées par rapport à la précédente génération, elle offre un parfait compromis entre confort et dynamisme, au profit d’une tenue de route toujours aussi excellente. Quelques bémols toutefois concernant le guidage du GPS, ainsi que l’espace à la tête aux places arrière, que la version SW devrait pouvoir améliorer.

Au chapitre de la consommation, avec seulement 5,5 l/100 km en cycle mixte, la Peugeot 508 reste dans la moyenne du segment, notamment face à sa rivale, l’Audi A5 Sportback. En conduite plus sportive, nous avons noté un pic à 8 litres environ, ce qui reste tout de même très raisonnable. Un faible appétit qui s’explique par un poids de seulement 1,4 tonnes, mais également par une boite EAT8 permettant de limiter les émissions. Très bien dotée en termes d’équipements, la berline embarque de nombreuses technologies, dont le système de conduite semi-autonome, par ailleurs très efficace, ainsi que de la vision de nuit, à l’instar du DS 7 Crossback. Celle-ci fait appel à une caméra infrarouge afin de détecter les piétons et animaux, identifiables grâce à un carré jaune, permettant d’éviter les collisions.

Affichée à partir de 40.000 €, la Peugeot 508 GT Line est certes, onéreuse, mais reste un excellent compromis au vu des équipements embarqués. A titre de comparaison, il faut compter 47.810 € pour s’offrir l’Audi A5 Sportback S Line hors équipements, dotée du 1,4 litre TFSI de 150 chevaux. De notre côté, notre version d’essai embarquant le PureTech 180 était quant à elle facturée à partir de 43.400 € hors options. Celle qui devrait sans doute séduire avant tout les taxis et autres VTC n’aura probablement aucun mal à trouver sa clientèle, même si la garde au toit légèrement basse à l’arrière peut être un inconvénient pour transporter des passagers. Hormis ce détail, ainsi qu’un coffre quelque peu en baisse par rapport à la précédente génération, la Peugeot 508 reste toutefois une excellente berline, qui risque bien de révolutionner un marché en perte de vitesse depuis l’avènement des SUV.

Marie Lizak

 

 

 

 

 

 

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