Essai Lexus UX 250h : le parti pris de l’hybridation

Nouvel arrivant sur un marché hautement concurrentiel, le nouveau Lexus UX mise sur sa motorisation hybride pour se distinguer et se faire une petite place au soleil. Une Fille Au Volant en a pris le volant à Stockholm, pour une virée scandinave au volant du plus nippon des SUV urbains.

Essai Lexus UX dynamique calandre hybride vert kaki

Oubliez l’époque des citadines et autres compactes, aujourd’hui, la tendance est au SUV. Vous vous en doutiez déjà ? Maintenant, vous en êtes sûrs, et il suffit de se rendre à un salon auto ou tout simplement de suivre un minium l’actualité du secteur pour se rendre compte que chaque marque se doit désormais s’avoir le sien dans sa gamme pour espérer survivre. Après les SUV familiaux, voilà qu’arrivent désormais les baroudeurs du dimanche, plus à même d’escalader les trottoirs que de partir en expédition dans le désert.

Dernier-né du segment, le Lexus UX espère se faire une jolie place au soleil, et compte sur de nombreux atouts déjà bien éprouvez pour arriver à ses fins. Tout d’abord, l’hybridation, véritable marque de fabrique de la marque nippone depuis le RX 400h en 2005. Cette technologie, désormais parfaitement maîtrisée promet des consommations réduites, tout en offrant un vrai agrément de conduite. L’autre atout de cet UX réside dans son petit gabarit, promettant une belle maniabilité en ville, qui s’annonce comme son terrain de prédilection.

C’est donc à Stockholm, en Suède, que nous avons pris le volant du Lexus UX, dans sa version 250h, la seule qui sera lancée en France. Entre trajets en ville et balades dynamiques sur des routes sinueuses et dénivelées à souhait, le petit SUV urbain aura toutes les occasions de nous prouver ses capacités, à la fois en conduite urbaine et sportive. Alors, le dernier-né du constructeur nippon a-t-il toutes les cartes en main pour se frayer une place sur un marché à deux doigts de la saturation ? C’est que nous avons souhaité vérifier à son volant…

Essai Lexus UX 250h : ADN respecté

Essai Lexus UX hybride calandre dynamique

Au premier abord, pas besoin d’être un expert pour deviner que nous sommes bien face à une production Lexus. En effet, avec ses lignes tendues et acérées, cet UX reste dans la même veine que le reste de la gamme et affiche un design, certes clivant, mais surtout très travaillé. A l’avant, nous retrouvons la large calandre trapézoïdale bien connue et déjà présente sur plusieurs modèles dont les NX et RX, bien qu’évoluant très légèrement. Le profil est quant à lui très anguleux également, tandis que l’arrière se distingue du reste de la gamme grâce à sa signature lumineuse inédite. Celle-ci se compose de deux optiques à LED, reliées entre elles grâce à une fine bande, un style inédit chez Lexus mais que l’on retrouve chez de nombreux autres constructeurs, à commencer par Porsche.

Benjamin de la gamme de SUV Lexus, l’UX l’est aussi par sa taille, vocation urbaine oblige. Avec une longueur de 4,50 mètres, le dernier-né de la gamme se situe donc dans la moyenne haute du segment, face aux Peugeot 3008, Volvo XC40 et autres Mercedes GLA. Sa largeur de 1,84 mètre lui permet de se faufiler aisément dans les ruelles les plus étroites, comme celles que nous avons croisé lors de notre balade au coeur de Stockholm et dont nous avons pu nous échapper sans aucune difficulté. Un brin bodybuildé, le Lexus UX se veut à la fois haut de gamme et baroudeur, et ne lésine à cette occasion pas sur les protections de carrosserie, qui lui donnent, certes, un look d’aventurier mais nuisent quelque peu à son style qui se veut avant tout dynamique, avec le coupé LC dans le viseur.

Misant tout sur ses lignes originales, le Lexus UX n’a donc logiquement pas vraiment besoin de jouer sur une personnalisation à outrance pour séduire. Pourtant, ce ne sont tout de même pas moins de treize teintes de carrosserie qui sont proposées, dont l’inédit Terrane Khaki, ainsi que les nouveaux Blazing Carnelian et Celestial Blue. Pour l’heure, le catalogue complet des jantes, ainsi que les tarifs restent encore inconnu, mais l’ensemble de la grille devrait sans doute être révélée dans quelques jours, à l’occasion du Mondial de Paris. De notre côté, notre version d’essai était quant à elle habillée du très beau Platinium Silver, associé à un set de jantes de 18 pouces, lui donnant un air dynamique et élégant à la fois.

Essai Lexus UX 250h : héritage nippon

Essai Lexus UX intérieur sièges écran

Fidèle là encore à sa tradition et à son héritage, Lexus a fait de l’intérieur de son UX un cocon de bien-être et de sérénité. Ouvert sur l’extérieur grâce à une technique que l’on retrouve déjà sur le CH-R, l’habitacle se veut globalement réussi, malgré quelques légers défauts d’ergonomie parfois. Les matériaux, ainsi que les ajustements sont dans l’ensemble très bons, et font, comme toujours écho à l’univers du japon, grâce à des finitions haut de gamme, dont la très réussie planche de bord inspirée du papier Washi. En résulte un habillage élégant et insolite, qui change du sempiternel cuir ou pire, du plastique, et qui nous rappellerait presque les maisons nippones traditionnelles. Plusieurs combinaisons de selleries sont par ailleurs disponibles sur les sièges, dont l’association très harmonieuse entre le blanc et le bleu, mélange peu conventionnel, certes, mais très réussi. De leur côté, les sièges électriques offrent une très large amplitude de réglages, qui convient parfaitement aux plus petits gabarits ayant parfois du mal à voir la route, tandis que les plus grands peuvent quant à eux s’asseoir presque à ras du sol, profitant par ailleurs du centre de gravité très bas de la voiture.

Si le confort est donc l’une des priorités de ce Lexus UX, on déplore tout de même une habitabilité en-deçà de ce que peuvent proposer les concurrents, notamment au niveau des places arrière. Les adultes devraient en effet avoir du mal à se sentir à l’aise, en raison d’un espace au jambes trop étroit, et ce malgré un empattement de 2,64 mètres. Carton rouge également pour le coffre, dont le volume de 300 à 900 litres est bien en-dessous des prestations proposées chez ses rivaux. S’il permet de se déplacer au quotidien et de transporter quelques affaires sans trop de soucis, il se montre un brin trop étroit pour partir en vacances.

A bord, la présentation générale se veut plutôt moderne sans pour autant être véritablement futuriste. La filiation avec le coupé LC est bien présente, et donne à cet habitacle un style sportif et dynamique, tout en étant tourné vers le conducteur. Le combiné d’instrumentation numérique lui apporte par ailleurs une véritable valeur ajoutée et complète l’écran de 7 ou 10,3 pouces selon la finition, posé sur la planche de bord. Malgré son design, il est vrai, très réussi, on regrette tout de même que celui-ci soit uniquement commandable via un pavé tactile sur la console centrale. Un défaut qui a du mal à passer, en qui nuit à l’ergonomie générale. Le système GPS, hérité du CH-R là encore semble avoir pris de l’âge dans son design, tandis que les indications sont parfois un peu tardives, même si l’ensemble reste aisé à comprendre. De son côté, le combiné numérique de 7 pouces se montre quant à lui très clair, avec un cadran indiquant l’ensemble des données relatives à la conduite, complété en plus par un affichage tête haute projeté directement sur le pare-brise.

Essai Lexus UX 250h : entre dynamisme et confort 

Essai Lexus UX 2018 arrière bleu feux

Si deux motorisations sont disponibles pour ce Lexus UX avec les 200h et 250h, seule cette dernière est malheureusement disponible en France. Forte de 178 chevaux, cette déclinaison est donc la plus puissante de la gamme, et se veut polyvalente grâce à son moteur quatre cylindres de 2,0 litres offrant un couple de 180 Nm, associé à un bloc électrique développant à lui seul 109 chevaux pour 202 Nm de couple. Une fois encore, Lexus met son expérience dans le développement de la technologie hybride à profit, afin de proposer un SUV permettant de se distinguer de ses rivaux, tout en offrant confort et un certain dynamisme. Il suffit de jeter un coup d’œil au 0 à 100 km/h, abattu en 8,5 secondes pour s’en rendre compte, et ce malgré un poids total en ordre de marche de 2,1 tonnes, conducteur inclus, le tout, pour une vitesse maximale culminant à 177 km/h.

En ville, le confort est de mise, grâce notamment à sa boîte CVT à variateur continu, très prisée par les clients asiatiques. Si nous avions parfois été déçus lors de précédents essais, et notamment sur la Subaru XV, dont les performances étaient gommées par la transmission, ici, Lexus aurait presque réussi à nous réconcilier avec elle. Alors que nous déplorions parfois un manque de dynamisme, notamment au démarrage, ici, le punch de l’électrique propulse le véhicule sans le rendre poussif, puis nous permet de voyager sans aucun à-coup une fois en vitesse de croisière. Le meilleur des deux mondes ? On n’en est pas loin, effectivement. Avec un diamètre de braquage de 10,4 mètres, le Lexus UX se pose comme le plus maniable de la catégorie, un atout que l’on doit également à sa direction, très bien calibrée, ainsi qu’à la visibilité dont bénéficie le conducteur. La vision à 360° s’avère également bien utile et permet d’effectuer la plupart des manœuvres en toute confiance.

Basé sur la nouvelle plateforme GA-C, jumelle de l’actuelle T-GNA sur laquelle repose déjà le Toyota CH-R, le Lexus UX 250h vient donc logiquement l’épauler, se distinguant par un caractère plus premium et un dynamisme accru. Légère, elle offre par ailleurs un centre de gravité plus bas que sur les autres modèles de la marque, promettant donc logiquement un comportement stable et une bonne tenue de route. Sur ce point, aucune déception, et il est vrai que l’on ressent à son volant une vraie sensation de sécurité, et ce même à haute vitesse sur les routes sinueuses de l’est de la Suède. Agile à souhait, le Lexus UX ne tombe pas pour autant dans la sportivité, en raison notamment d’une boîte avant tout typée confort, bien que l’amortissement piloté optionnel permette de donner un caractère plus dynamique. La direction, toujours très bien calibrée est suffisamment ferme pour une bonne prise en main lorsque le rythme s’accélère, tout en étant idéale pour manœuvrer en ville.

Comme tout bon véhicule hybride qui se respecte, les chiffres de consommations et d’émissions sont sans surprise très bas pour cet UX, avec respectivement 4,3 l/100 km et 102 g/km, pour la version deux roues motrices. Pas de mauvaise surprise pour la déclinaison E-Four, affichant quant à elle 4,8 litres au 100 km, pour seulement 114 g/km de CO2, lui permettant d’être exemptée de malus écologique. Si nous avons pu prendre le volant de ces deux versions, notre choix ira plutôt vers la déclinaison traction, le 4X4 n’apportant en réalité pas grand-chose de plus, hormis sans aucun doute une hausse du prix. Et pour cause, le Lexus UX est avant tout un SUV urbain, qui n’a pas vraiment vocation à franchir des obstacles autre que des trottoirs et autres dos d’ânes.

Essai Lexus UX 250h : pour conclure

Essai Lexus UX 2018 kaki vert dynamique f-sport hybride

Excellent compromis entre confort et dynamisme, bien qu’un brin pépère parfois, le Lexus UX n’a rien à envier à ses rivaux déjà bien implantés sur le marché des SUV urbains. Fort de nombreux atouts, et notamment d’une motorisation hybride efficace et surtout efficiente, le Japonais s’affranchit de la concurrence et apporte un vent de fraîcheur sur le segment. Son design, puisé dans l’ADN de la marque est certes clivant, il reste toutefois très travaillé et apporte là encore une valeur ajoutée, loin des modèles parfois aseptisés que l’on peut rencontrer au détour des rues.

On regrette toutefois quelques défauts d’ordre pratique, avec notamment un GPS peu réactif, ainsi qu’un manque cruel d’espace à l’arrière et dans le coffre. Il faut toutefois prendre cet UX pour ce qu’il est : un SUV destiné à la ville, et pour ce boulot, il possède toutes les qualifications nécessaires, à savoir une excellente maniabilité, un gabarit contenu et un caractère souple. Parfaitement insonorisé et confortable sur l’autoroute, il est également très agile dans les courbes, malgré un manque de caractère, mais là encore, ce n’est pas son rôle.

Pour l’heure, les prix de ce Lexus UX ne sont pas encore connus, mais ils devraient sans doute s’aligner avec la concurrence, incarnée par les Peugeot 3008 et autres Volvo XC40. Il faudra donc probablement compter autour de 30.000 € pour le SUV nippon, dont les détails et les équipements devraient être connus dans quelques semaines, probablement à l’occasion du Mondial de Paris.

Marie Lizak

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