Essai Hyundai Kona : le petit SUV coréen à l’attaque

C’est sur un segment des plus convoités que vient s’immiscer le Hyundai Kona, qui compte bien détrôner ses rivaux français et étrangers. Au-delà des promesses, le petit coréen a t-il tous les atouts nécessaires pour convaincre une clientèle qui ne sait plus forcément où donner de la tête ? C’est ce qu’Une Fille Au Volant a voulu vérifier, en direct des routes montagneuses du sud-est de la France.

Essai Hyundai Kona 2017

S’il y a une tendance qui avait déjà pointé le bout de son nez il y a quelques années de cela et qui prend une plus grande ampleur encore ces derniers mois, c’est bien celle des SUV. On remarque en effet sans peine qu’en ce moment, chaque constructeur se doit d’en avoir au mois un dans sa gamme, de Citroën avec sa C3 Aircross à Lamborghini avec son futur Urus. Personne n’est épargné, puisque c’est désormais au tour de Hyundai de lancer son nouveau crossover urbain.

Après le Santa Fe et le Tucson, deux villes célèbres des Etats-Unis, la marque coréenne nous emmène cette fois-ci du côté d’Hawaii avec son nouveau Kona, qui compte bien se faire une place parmi les Volkswagen T-Roc et autres Seat Arona. Avec la promesse d’un bon agrément de conduite ainsi qu’un look pétillant et original, le petit SUV urbain met toutes les chances de son côté pour séduire la clientèle, qui, il est vrai, ne sait plus vraiment où donner de la tête sur ce marché déjà très encombré.

Alors, ce Hyundai Kona est-il vraiment à la hauteur de ses ambitions ? Quels sont les atouts qui lui permettent de se distinguer de ses rivaux, français et étrangers ? C’est ce que nous avons voulu découvrir en prenant son volant, le long de la côte méditerranéenne.

Essai Hyundai Kona : un style bien à lui

Essai Hyundai Kona 2017

Extérieurement, le Hyundai Kona adopte un look de vrai petit baroudeur urbain, grâce à une garde au sol surélevée de 17 cm, associée à une longueur de 4,2 mètres environ, lui offrant des proportions élégantes. Les protections en plastique grises sont malheureusement un brin trop présentes et viennent alourdir la silhouette, même si les lignes sont toutefois assez dynamiques. Un défaut que l’on retrouve notamment à sur la face avant, légèrement trop chargée, entre ces épais inserts gris ainsi que les optiques à double étage, que certains apprécient toutefois et qui ne sont pas sans rappeler la nouvelle Citroën C3 Aircross. Les optiques à LED de forme très allongée viennent néanmoins dynamiser l’ensemble, tandis que la large calandre en cascade vient illustrer la nouvelle direction stylistique prise par la marque sur ces derniers modèles. A l’arrière enfin, les optiques, tout aussi étirées viennent quand à eux largement déborder sur le hayon, tandis que les feux de recul et les clignotants sont intégrés dans la continuité des élargisseurs d’ailes.

Ultra compact, le nouveau Hyundai Kona adopte des dimensions contenues qui lui permettent de se mouvoir avec aisance en ville, tout en conservant une bonne habitabilité grâce à son empattement de 2,6 mètres. Les porte-à-faux très courts à l’avant comme à l’arrière offrent quant à eux un style très dynamique à ce petit SUV, tout comme l’entourage de calandre chromé, disponible de série à partir de la version #1.

Tout comme pour la plupart des petits SUV actuels, Hyundai joue ici la carte de la personnalisation puisque pas moins de huit coloris extérieurs, dont le Pulse Red de notre version d’essai. Trois d’entre eux sont également compatibles avec une teinte de toit spécifique, ce qui porte alors à 11 le nombre de combinaisons possibles, d’autant plus que les rétroviseurs peuvent également être peints en noir. Enfin, notre version d’essai était quant à elle chaussée de jantes alliage bi-ton 18 pouces, livrées de série sur la finition Executive uniquement.

Essai Hyundai Kona : un intérieur simple et spacieux

Essai Hyundai Kona 2017

Au premier abord une fois la porte ouverte, on remarque un intérieur sobre mais non dénué de charme pour autant, notamment dans notre version d’essai habillée d’une sellerie noire rehaussé de discrètes surpiqures rouges sur les sièges et autour du levier de vitesses. Une teinte que l’on retrouve également sur la console centrale avec un liseré entourant les grilles d’aérations. Le reste de l’habitacle de ce Hyundai Kona est quant à lui assez sobre et reste très classique, une philosophie qui diffère de certains de ses rivaux, parfois plus fun. Les sièges, chauffants et réglables électriquement de série sur la version Executive offrent un bon maintien sans être trop oppressants non plus, et le confort est bien au rendez-vous. La position de conduite très en hauteur est agréable pour les petits gabarit, tandis que les plus grands pourront avoir un peu plus de mal, malgré un volant réglable en hauteur comme en profondeur.
Si l’espace au sein de l’habitacle est assez vaste et se veut propice au voyage, on regrette toutefois un certain manque de rangements, qui se résument à une petite boîte à gant ainsi que quelques vide-poches disséminés dans la console centrale et les portes. Quant au coffre, celui-ci oscille entre 361 et 1.143 litres une fois la banquette rabattue, ce qui lui permet de se situer en plein coeur du marché, entre le Kia Stonic et le Renault Captur.

Afin d’avoir aussi le droit à sa part du gâteau sur ce marché où la concurrence règne, le Hyundai Kona se dote de nombreux atouts technologiques, et offre notamment de série le système multimédia avec écran couleur tactile 7 pouces, et ce dès l’entrée de gamme Intuitive. Si son intégration laisse à désirer en raison d’un entourage en plastique un brin grossier, il remplit parfaitement sa mission, le tout avec une réactivité suffisante et une bonne ergonomie. La navigation GPS est également bien pensée et l’on retrouve les principales informations de guidage sur le combiné ainsi que sur l’affichage tête haute. Ce dernier, projeté sur une lame et non directement sur le pare-brise est entièrement paramétrable et affiche notamment la direction à suivre, la vitesse ainsi que la limitation.

Essai Hyundai Kona : un trois cylindres dynamique

Essai Hyundai Kona 2017

Si deux motorisations sont disponibles sur ce nouveau Hyundai Kona, dont un bloc quatre cylindres de 177 chevaux, c’est toutefois le petit trois cylindres que nous avons choisi d’essayer. Fort de 120 équidés pour 172 Nm de couple, ce petit moteur se montre parfaitement adapté à la ville, son terrain de jeu de prédilection. Sans surprise, le bruit est toutefois assez présent ainsi que les vibrations, même si cela n’est pas trop handicapant, grâce à une isolation de la voiture qui parvient tout de même à masquer ces deux désagréments. Très à l’aise dans les petites rues marseillaises, le petit SUV ne manque pas de dynamisme, mais pêche un peu côté confort, les dos d’ânes et autres nids de poule produisant quelques secousses peu agréables pour les occupants. La direction est quant à elle suffisamment consistante et adaptée pour chaque situation, bien qu’elle ne soit pas du tout réglable, au contraire de certains de ses rivaux, la Seat Arona par exemple.

Très dynamique, voire un peu trop en ville de par ses réglages, le Hyundai Kona l’est évidemment aussi en dehors des rues étroites de la cité Phocéenne, sur les belles routes de l’arrière-pays. Si parfois, l’impression qu’il manque un cylindre nous vient à l’esprit, il faut tout de même bien avouer que ce petit 1.0 T-GDi 120 se montre très volontaire et sait se faire apprécier. Si les performances sont évidemment loin de celles d’une sportive, elles sont tout de même plutôt honorables pour le marché, avec un 0 à 100 km/h abattu en 12 secondes, contre 7,9 en version 177 chevaux, ainsi qu’une vitesse de pointe culminant à 181 km/h. Attention toutefois, une fois la plage d’utilisation optimale dépassée, le moteur a une légère tendance à s’essouffler et il est alors nécéssaire de le cravacher à nouveau pour en tirer tous les avantages.

Essai Hyundai Kona 2017

Si l’on ressent un léger manque de puissance lors d’accélérations en côtes, le caractère dynamique de ce Hyundai Kona se fait bien sentir sur le plat, tandis que la fermeté des suspensions et du châssis limitent considérablement la prise de roulis en courbes. Un atout indéniable sur ce marché, qui permet de grappiller quelques points par rapport à la concurrence, même certains de ses rivaux sont également bien dotés sur ce point. L’absence d’un sélecteur de mode de conduite ne pose pas réellement de problème, le petit SUV coréen n’ayant pas comme vocation première d’offrir des sensations de conduite digne d’une sportive. Pour autant, le piloter est amusant et loin d’être ennuyeux si l’on monte dans les tours, au détriment, bien sûr de la consommation.

Annoncée à 5,4 litres/100 km en cycle mixte, cette dernière frôlait alors plutôt les 10 litres en conduite dynamique, le petit trois-cylindres n’étant pas franchement aidé par les nombreux dénivelés. Pas de panique pour autant, puisque les chiffres redescendent de manière plus raisonnable et oscillent autour des 7 l/100 km lorsque l’on adopte une conduite plus calme. Si cela reste encore un brin élevé, notez qu’il faut ajouter environ 2 litres supplémentaire à la version dotée du 4 cylindres de 177 chevaux.

Si cette dernière est livrée avec une boîte automatique à double embrayage à sept rapports ainsi qu’une transmission intégrale, notre version d’essai est quant à elle uniquement disponible avec une boîte manuelle à six vitesses agréable à prendre en main, qui envoie l’ensemble de la puissance aux roues avant.

Si seulement deux moteurs sont actuellement disponible au lancement, deux autres versions 100 % électriques verront également le jour à la fin de l’année 2018. La première sera dotée d’une batterie de 40 kWh, tandis que la seconde, plus puissante en développera quant à elle 60, pour une autonomie annoncée aux alentours de 500 km. Si aucune version hybride n’est prévue à cause de tarifs qui seraient alors trop élevés, Hyundai pourrait également se tourner vers l’hydrogène, même si aucun détails n’ont pour l’heure été dévoilés.

Essai Hyundai Kona : pour résumer

Essai Hyundai Kona 2017

Lancé il y a quelques semaines déjà pour un prix débutant à partir de 21.400 €, le nouveau Hyundai Kona a de bonne chances de devenir un best-seller pour la marque, déjà forte de deux SUV dans sa gamme. Arrivé dans les derniers sur un marché très concurrentiel, le petit coréen sait jouer de ses atouts pour plaire et se faire une place parmi ses rivaux, grâce notamment à un style original ainsi qu’un agrément de conduite indéniable.

Peu de remarques négatives sur ce Kona, hormis un petit bloc trois cylindres un brin bruyant et qui montre une légère tendance aux vibrations. Si quelques défauts sont donc à relever au niveau du confort notamment, l’ensemble reste globalement bon et la voiture se veut agréable, aussi bien en ville qu’à l’extérieur, malgré un réglage de suspensions trop ferme, qui n’est pas aidé par les larges jantes 18 pouces de notre version d’essai.

En bref, ce Hyundai Kona est à recommander aux citadins appréciant une assise haute et une bonne polyvalence, le tout dans un petit SUV compact et amusant, au look, original qui ne devrait pas avoir de mal à séduire. S’il faudra encore attendre l’année prochaine pour découvrir la version 100 % électrique, nul doute que le petit coréen saura trouver sa clientèle en attendant, grâce à deux moteurs essence de 120 et 177 chevaux.

  • Prix de base : 21.400 €
  • Prix du modèle essayé (hors options) : 25.900 €
  • Prix du modèle essayé (avec options) : 26.850 €

Marie Lizak

Un grand merci aux équipes de Hyundai France pour leur invitation ainsi que leur accueil durant cet essai !

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