Essai Ford Mustang Fastback et Convertible: le rêve américain

La renommée de la Ford Mustang n’est plus à prouver depuis sa création en 1964, et cette mouture 2015 est bel et bien là pour nous le rappeler. Embarquement à bord d’une icône 100% Made in the USA, en version fastback et convertible pour varier les plaisirs.

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Lorsque l’on évoque la Ford Mustang, on pense forcément aux grands espaces, à la mythique route 66 et l’envie de partir en road-trip sous le soleil nous passe forcément par l’esprit.
Justement, Ford nous a concocté une belle balade sur les routes du Vexin à bord de cette belle américaine, sans la chaleur du Grand Canyon mais cela ne nous a pas empêché de profiter quand même de la version convertible, avec grand plaisir.

Une ligne intemporelle et mythique

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Esthétiquement, peu de changements entre les versions fastback et convertible, si ce n’est évidemment la capote en toile de cette dernière, dont l’ouverture, impossible lorsque la voiture roule nécessite seulement dix petites secondes.
La ligne générale à conservé tous les codes qui ont fait de la Mustang l’icône que l’on connaît aujourd’hui, tout en ajoutant une touche de modernité indispensable pour rester dans l’air du temps.
Reconnaissable au premier coup d’oeil, sa face avant en nez de requin s’orne du célèbre cheval au galop, qui sonne comme une invitation à prendre le volant et partir sur les routes à toute vitesse.
Pourtant, pas besoin de faire rugir le moteur pour déclencher les réactions sympathiques des passants, qui accueillent la belle américaine tout sourire, aussi bien en version fastback que convertible.
Il faut dire qu’avec son look intemporel, ses optiques avant triangulaires perçantes et ses larges jantes 19 pouces, difficile de passer inaperçu à bord de ce mastodonte de 4,7m de long.
Quelques détails tout droit hérités de la pony car des années 60 tels que la double sortie d’échappement, petit clin d’oeil au passé que les amateurs apprécieront.

Un cockpit brut mais confortable

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Si l’aspect extérieur met tout le monde d’accord et est plutôt charmeur, l’intérieur reste encore assez imparfait malgré quelques efforts fournis.
Bien que les finitions aient gagné en qualité par rapport à sa devancière, elles restent tout de même un peu cheap, sacrifice obligé pour permettre à cette Mustang de conserver un tarif abordable au plus grand nombre.
Le large diamètre du volant déstabilise au premier abord mais héritage américain oblige, tout est surdimensionné, ce qui n’est pas forcément un gros défaut, puisque la banquette arrière peut aisément accueillir deux adultes sans problèmes.
Le confort est néanmoins au rendez-vous, les sièges Recaro (en option) tenant leur promesse, idéal pour partir en balade et dévorer les kilomètres sous le soleil en écoutant le moteur ronronner.
On apprécie les petits clins d’oeil à l’aviation, notamment le « ground speed » sous le compteur de vitesse ainsi que les boutons poussoirs en plastique chromé de la console centrale qui donneraient presque l’impression de piloter un avion de chasse.
Côté équipements, on retrouve le système Ford Sync II avec interface Bluetooth et les commandes vocales avancées très efficaces, le tout sur un écran tactile 8 pouces bénéficiant également sur notre modèle d’essai de la navigation GPS en option.
En bref, un poste de conduite inspiré de l’aviation au style brut qui lui vu comme un gant, confortable mais largement perfectible sur les finitions.

Prise en main: un étalon sauvage mais pas indomptable

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La comparaison avec un mustang sauvage est évidemment ce qui nous vient en premier à l’esprit lorsque l’on évoque cette pony car, et contre tout attente, elle s’apparenterait presque plus à un cheval facile à prendre en main qu’a un indomptable étalon.
Ne vous y méprenez pas, l’américaine ne renie en rien ses qualités de sportive, notamment dans sa version fastback, équipée du moteur V8 atmosphérique 5.0 421 ch et reste particulièrement efficace en courbe comme en ligne droite, bien que la propulsion puisse être traître sur sol mouillé.
Malgré son poids de 1 720 kg, elle se débrouille plutôt pas mal à l’épreuve du 0 à 100km/h, couru en 4,8 secondes seulement, assez pour se délecter de la sonorité magique du V8 dont on ne se lasse définitivement pas.
Couplé à une boîte manuelle six rapports, le moteur offre 530 Nm de couple à 4 250 tr/min ainsi que quatre modes de conduite, normal, sport +, circuit ou encore pluie/neige, de quoi exploiter parfaitement la belle en toutes conditions.
Impulsive mais pas indomptable, cette version V8 capable d’atteindre les 250 km/h parvient grâce à ses nombreux atouts à faire oublier son plus gros vice, sa consommation ahurissante de 12l/100 km en cycle mixte.

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Heureusement, Ford a pensé à tout et propose également un « petit » 4 cylindres 2.3 ecoboost de 317 ch, se contentant d’un 8.0l/100 km que nous avons pu essayer dans sa version convertible.
Loin de la V8 fastback et de son côté agressif, l’ambition de ce cabriolet est avant tout de se promener, cheveux au vent sous le soleil sans forcément rechercher la performance avant tout.
Excellent compromis entre sport et plaisir sans trop culpabiliser, l’ecoboost remplit bien son rôle, bien qu’il soit évidemment beaucoup moins excitant que le très américain V8.
Il faut cravacher la bête si l’on veut exploiter toutes ses qualités sportives, dont un 0 à 100 km/h effectué en 5,8 secondes, pour une vitesse maximale de 233 km/h.
Quand le V8 rugit de toute sa force, le 4 cylindres se contente de ronronner, certes agréablement mais c’est évidemment beaucoup moins funky et l’on aurait aimé un peu plus.
On optera pour une boîte manuelle six vitesses, idéale pour accompagner cet ecoboost dans un esprit 100% plaisir au volant de ce cabriolet. Les amateurs de sensations et de performances lui préfèreront la transmission manuelle, apportant évidemment plus de peps à la conduite.

En bref, bien que les deux versions héritent du même ADN, il reste difficile de les comparer tant elles sont différentes au niveau des sensations mais surtout de l’utilisation.
Les deux motorisations offrent deux philosophies bien distinctes et répondent chacune aux attentes, aucune raison de ne pas trouver son bonheur donc!
L’héritage historique est encore bel et bien présent malgré une ligne retravaillée et modernisée qui ne romps jamais avec le design originel.
La Mustang restera toujours une icône, et cette mouture 2015 nous le prouve une fois de plus.

Marie Lizak

Un grand merci à Ford France pour l’invitation à l’essai de cette nouvelle Mustang.

 

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