Rencontre avec Hervé Réby, rédacteur en chef de Maxi-Austin

J’ai pu contacter Hervé Réby, rédacteur en chef de Maxi Austin, le magazine de référence dans le monde des passionnés d’anciennes Mini. Rencontre avec un passionné de petites anglaises.

©Maxi Austin
©Maxi Austin

Une Fille au Volant: « Bonjour, pouvez vous nous en dire plus sur votre parcours professionnel avant de devenir rédacteur en chef chez Maxi Austin?

Hervé Réby: Il faut tout d’abord savoir que c’est un milieu très fermé. Je suis passionné par l’automobile depuis très longtemps et j’ai d’abord écrit dans un club puis j’ai été pigiste chez Maxi Austin où une rédactrice en chef était déjà en place mais elle faisait pas mal de bêtises (rires) donc j’ai pris sa place.J’ai été choisi car j’étais le plus fiable et le plus carré, mais aussi et surtout pour mes connaissances.

Mon rôle de rédacteur en chef consiste d’abord à prévoir l’architecture de chaque numéro à l’aide d’un chemin de fer sur Excel. Je dois prévoir le nombre de pages elles emplacements de publicité afin d’adapter la longueur des articles. Je suis également chargé d’assurer la cohérence, de relancer l’équipe pour que les articles soient prêts en temps et en heure mais j’écris également pour le magazine.

UFV: N’est-ce pas un pari risqué de tout miser sur une catégorie de véhicules très restreinte et donc un public très ciblé?

H.R: Au départ nous l’avons cru car il faut être très pointu et ne surtout pas se tromper dans la description d’une voiture par exemple car c’est un magazine de connaisseurs. Nous avions l’exemple de Mini World et Mini Magazine mais le public anglais n’est pas le même que le public français, mais nous avons réussi à trouver nos lecteurs. La première année était dure car on nous attendait au tournant mais maintenant ceux qui nous dénigraient nous sollicitent (rires).

UFV: D’après vous, quel est le point fort de votre magazine?

H.R: Je pense que le point fort de notre magazine est qu’il est vraiment pour des passionnés mais également notre expérience, moi-même je suis dans la Mini depuis vingt-cinq ans, donc nous avons beaucoup de contact. Un de nos points forts est aussi la mise en valeur des lecteurs, qui aiment toujours ce « petit moment de célébrité », et cela donne une convivialité et une proximité avec notre public. Il n’y a plus aucune critique sur les erreurs éventuelles car nous savons être rigoureux et toucher à tous les domaines et les aspects de la Mini tels que la préparation, la course, la Mini chère et pas chère… Il faut ratisser large.

©Facebook/Hervé Réby
©Facebook/Hervé Réby

UFV: Comment vous est venue cette passion pour l’automobile et la Mini en particulier?

H.R: Elle m’est venue très jeune, depuis la 6ème et c’est le jour de mon permis de conduire que j’ai eu ma première Mini. C’est une voiture très sympa à avoir et à conduire mais elle m’a séduit également pour le coté historique, c’est une voiture mythique, les gens disent souvent « Oh, une Austin! », ce qui est drôle car la marque a disparu, mais elle reste ancrée dans l’esprit des gens. Je n’ai jamais eu de mauvais souvenirs avec cette voiture mais un de mes meilleurs souvenirs était évidemment ma toute première Mini et les balades avec l’odeur de skia si particulière.

UFV: Selon vous, qu’est ce qui séduit dans cette voiture?

H.R: Il y a des psychologues qui se sont penchés sur la Mini et il en ressort que c’est le côté rassurant et maîtrisable qui séduit le plus. Sa petite taille joue également, les voitures étant de plus en plus grosses maintenant. Le côté amical, jovial est également un point fort, elle a une « bonne bouille », un peu comme la Twingo, c’est une voiture avec un « visage ».

UFV: Auriez vous un conseil à donner à quelqu’un qui recherche une ancienne Mini?

H.R: Il faut surtout prendre son temps, faire attention et se diriger vers des Mini modestes, ne pas se laisser séduire par de grosses jantes…etc car elles valent plus cher mais ont souvent des vices cachés. Il ne faut pas se précipiter.

UFV: Beaucoup disent que les anciennes voitures ont de plus en plus la côte auprès des Français, qu’en pensez-vous?

H.R: Je pense qu’il y a un phénomène de nostalgie, ça rappelle des souvenirs et il y a ce besoin de se rassurer dans le passé. A l’époque on gardait les voitures, il n’y avait pas d’électronique. Les gens s’identifient aux anciennes mais il y a aussi le fait que les jeunes se tournent de plus en plus vers des voitures qu’on jetait car il est difficile de s’offrir une voiture neuve. Si BMW n’avais pas été là pour créer une nouvelle Mini, la côte n’aurait pas été aussi bonne à mon avis. »

Propos recueillis par Marie Lizak

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