Mini 5 portes: La Mini qui voulait devenir Maxi

Après la Mini Cooper, la Countryman ou encore la Clubman, l’année 2014 nous offre une version 5 portes de la « petite » anglaise, qui ne cesse de s’agrandir, au point de perdre son format mythique qui a fait d’elle un véritable succès dans sa catégorie. Alors que penser de cette Mini qui nous rappelle la fable de la grenouille qui voulait devenir un boeuf?

Depuis quelques années, Mini a grandement étoffé sa gamme pour proposer toutes sortes de tailles pour toutes sortes d’utilisations, tel que le SUV countryman ou encore la sportive Mini Coupé.
Pas de nouveau modèle pour cette année mais une grande évolution pour la marque, l’arrivée d’une version 5 portes de la Mini « de base » qui a fait le succès du constructeur anglo-allemand.
On aime ou on aime pas mais cette innovation reste pour le moins intéressante car il faut avouer que 5 portes dans une Mini, cela mérite que l’on s’y attarde quelque peu.

C’est principalement au niveau esthétique que le changement se remarque, avec évidement les deux portes supplémentaires, qui rallongent la bête de 16 cm (3,98 m) par rapport à la version 3 portes. Cet allongement de 72 mm de l’empattement profite bien sur au confort, principalement pour les places arrières, principal sujet de critiques des détracteurs de la marque, mais il reste tout de même relativement disgracieux dans une mesure raisonnable.

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Crédit photo: ©Speedfans.fr

 

Un confort et une expérience de conduite améliorés

Cette version 5 portes voit son confort intérieur s’améliorer grâce à l’allongement de l’empattement qui permet une augmentation de 3,7 cm de l’espace à l’arrière, longtemps critiqué et qui a fait souffrir toute une génération d’adolescents obligés de se contorsionner pour espérer se loger sur la banquette arrière.
Alors que les deux places de chaque coté sont bien loties, ce n’est pas le cas pour celle du milieu, encombrée par le tunnel central, même si cela reste supportable pour un court voyage, en revanche pour un Lille-Marseille, cela risque d’être plus compliqué, mais ça reste à voir.

Sur le tableau de bord, on retrouve toujours cette « ambiance Mini » avec le grand écran central multifonctions, encerclé d’une lumière changeante en fonction du mode de conduite adopté, par exemple vert pour le mode green pour la conduite économique ou encore rouge pour le mode sport. L’éclairage intérieur pourra être choisi parmi plus de 240 couleurs, en plus de l’éclairage pour la radio, le téléphone ou encore la climatisation… De quoi scintiller comme un arbre de noël.
Pour les plus sportifs, il existe une possibilité de connecter sa caméra GoPro pour filmer ses performances, peut-être pas l’élément le plus indispensable mais c’est néanmoins un gadget qui peut s’avérer amusant, tant qu’il n’incite pas à rouler dangereusement pour poster ensuite la vidéo de l’exploit sur les réseaux sociaux.
On trouve au plafond les commandes pour les lampes mais également un bouton d’appel d’urgence avec localisation automatique du véhicule et évaluation du degré de gravité pour permettre de mobiliser les secours appropriés.
Au catalogue bien fourni d’équipements (même si beaucoup sont en option malheureusement), on trouve le régulateur de vitesse, le lecteur de panneaux, l’avertisseur de collision ou encore la reconnaissance des piétons entre 10 et 60 km/h.
Même si la voiture est mini, les prix eux ne le sont pas et la facture grimpe plus rapidement que l’on peut le penser, notamment à cause des nombreuses options d’équipement et de personnalisation.

Intérieur
Crédit photo: ©MINI

 

 

Un véritable petit kart

Pas de changement, en revanche, pour la conduite, ce qui est une bonne nouvelle car l’essieu arrière, très performant sur la Mini 3 portes assure l’adhérence tout en s’adaptant aux courbes de la route, elle garde donc son comportement de petit kart, un des points forts du constructeur.
Sous le capot de la version S, on retrouve un moteur quatre cylindres turbo essence ou diesel développant 190 chevaux de 4 700 à 6000 tr/min, ce qui lui permet d’effectuer le 0 à 100 km/h en 6,9 secondes, pour une vitesse maximale de 232 km/h.
La consommation en revanche reste relativement élevée, de l’ordre de 6 litres au 100 km, ainsi que le rejet de CO2, d’environ 139 grammes au kilomètre, ajoutez à tout cela un prix de départ de 25 900€.

Cette dernière née de la filiale de BMW n’a plus de Mini que le nom, ce qui est indéniablement bien dommage mais elle permet de trouver un compromis entre la petite trois portes et la clubman, trop grande pour les besoins des familles.
Cette cinq portes reste donc dans l’esprit de la marque, aussi bien de par le design intérieur et extérieur mais également par sa conduite maniable, qui lui vaut sa réputation de petit kart, un des seuls héritages gardés de son illustre ancêtre de 1959.

 

Marie Lizak

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